Charles Gancel

  • Pour un touriste continental, érotomane, maniaque, mythomane et passionné de sudoku, une journée de plage en Corse n'est jamais une journée perdue. C'est un point de vue sur le monde, sur les choses en général et, accessoirement, sur les jeunes baigneuses qui l'entourent et batifolent à demi nues dans les eaux turquoises de la Méditerranée. Comment séduire l'une d'elles ? Une leçon de stratégie offerte par un expert.

  • L'inaccessible

    Charles Gancel

    Il y a dans celui ou celle que nous désirons des zones dont nous ne savons rien, des contrées entières qui nous sont interdites et qui, dans le meilleur des cas, le seront toujours. Plus ces contrées sont grandes, lointaines, menaçantes, plus grand est le désir.
    Le désir n'est pas l'amour. C'est lui qui nous met en marche vers une image, une obscurité que nous voulons éclairer, un autre que nous voulons annexer.
    Parfois l'autre nous échappe. Le désir brûle et il ne reste qu'une étrange solitude. Parfois le mystère de l'autre se révèle à nous et nous comble. Parfois il nous déçoit, se retourne contre nous et nous blesse à jamais.
    Six nouvelles. Elles parlent de cet inaccessible, de ce qui dans l'autre ne nous appartient pas mais qui, par- fois, s'invite dans notre histoire, pour le meilleur ou pour le pire.

  • Des controverses, il y en a eu et il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond ? Fender ou Gibson ? Borg ou McEnroe ? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : Beatles ou Rolling Stones ? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes ont incarné leur époque et la génération qui les a portés : génie créatif, jeunesse, insolence, libération, sexe, drogue...
    L'aventure populaire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. Pas de place pour le compromis. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, Delmas et Gancel démontrent qui, des Stones ou des Beatles, est l'irréfutable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.

  • Par un singulier paradoxe, une génération entière a adopté cette musique comme univers sonore de ses propres révoltes et, ce faisant, a contribué docilement à l'expansion culturelle de l'empire le plus dominateur du moment, les États-Unis. Là où certains pensaient que la révolution s'exportait en musique, des réseaux de ventes se formaient, une industrie se constituait et, imperceptiblement, transformait ceux qui se croyaient compagnons d'armes en consommateurs fidèles.
    La décennie des turbulentes sixties a amené bien des transformations tant sur les plans économiques, sociaux et culturels. L'histoire s'était comme accélérée. La révolution musicale qu'a provoquée le rock en est l'un des faits marquants, « parce que première à être vraiment globale et populaire ».
    Ce livre étudie la révolution musicale et sociale des sixties à travers le prisme de la chanson contestataire américaine. Il s'ouvre sur l'arrivée de Bob Dylan à New-York en 1961 et se referme en 1972, alors que Joan Baez chante sous les bombes américaines, à Hanoï. Entre temps, les auteurs nous auront plongé dans l'évolution des bandes-son qui accompagnèrent toutes les revendications (droits civils, pacifisme, féminisme, nouvelle gauche, droits des amérindiens, etc.), depuis le revival folk, où le texte primait, jusqu'aux explosions de la guitare électrique, devant lesquelles le texte s'efface peu à peu, en passant par la british invasion et ses apports.

  • Concentré sur la période des sixties, cet ouvrage expose, traduit et analyse les formes d'expression de la contestation musicale aux États-Unis. À l'image d'une anthologie fortement commentée et contextualisée, Charles Gancel et Yves Delmas nous offrent un concert de voix détonnant : du folk au rock en passant par le blues et la soul.
    Ils mettent ainsi en perspective historique, politique et sociale des centaines de chansons emblématiques de la contestation de l'époque.
    Elles illustrent les chahuts revendicatifs et créatifs des années 60 et la répression féroce dont la contestation sera l'objet.
    Les « sixties », heures de ruptures générationnelles et culturelles, fascinent par leur formidable indiscipline.
    Le monde sort alors de la guerre et l'Amérique, héraut de la liberté, se donne pour mission d'en faire un projet mondial, face au bloc soviétique. La déferlante des babyboomers quitte l'adolescence pour partir à la guerre dans une Asie dont ils ne savent à peu près rien.
    Les Noirs sont tenus à l'écart d'une société blanche majoritairement raciste et ségrégationniste.
    C'est dans ce creuset instable que va naître une révolution musicale globale et populaire : l'invention du rock. Et au coeur de ce mouvement va s'affirmer la déification d'un instrument symbolique et magique, la guitare électrique.
    C'est sur fond d'émergence de la contre -culture, que Charles Gancel et Yves Delmas nous font non seulement réviser nos classiques : Bob Dylan, Pete Seeger, Woodie Guthrie, Joe Hill, les Byrds, Nina Simone, Joan Baez, Janis Joplin, la British Invasion des Be atles (dont la contestation se niche
    moins dans les textes que dans la forme : le son électrique). Mais nous font découvrir aussi une pléthore d'artistes moins connus ou oubliés dont certaines des chansons ont joué un rôle politique majeur.
    Une incursion frénétique dans l'histoire du rock et de la contre -culture.

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