Christophe Marchand-Kiss

  • Alors que l'on célèbrera début 2016 les 25 ans de sa disparition, Gainsbourg est partout. Et plus qu'hier, car hier il était en avance. Christophe Marchand Kiss éclaire les intrications de la vie et de l'oeuvre grâce à une iconographie confiée par la famille et les proches, exclusive et attachante.

  • Chanteur, musicien, compositeur, chef d'orchestre, écrivain, anticonformiste et anarchiste. C'est l'étonnant parcours d'un personnage décalé que nous fait revivre ici Christophe Marchand-Kiss : des remparts de Monaco aux cabarets de Saint-Germain-des-Prés, des années de galère à la passion de l'Italie. Après un concert à la Mutualité en 1968 devant un public embrasé par des idéaux libertaires, ce passionné de liberté est devenu un mythe.

  • CRS, voilà un sigle qui n'avait pas forcément d'avenir. Et pourtant, de tous les fonctionnaires de police, ce sont aujourd'hui les plus célèbres. Les plus célébrés ? Rien n'est moins sûr, mais il leur arrive d'être respectés, tels les sauveteurs en tous genres qu'ils sont aussi, ou encore aux lendemains des attentats.
    Au fil du temps, depuis 1944, date de la création des compagnies républicaines de sécurité, certains ont refusé de charger, certains ont fraternisé avec les manifestants, d'autres se sont fait «porter pâle», d'autres encore, au motif de « servir » (leur pays), n'ont pas retenu leurs coups.
    Mais enfin qui donne les ordres ?
    De Charonne à Charlie Hebdo, Christophe Marchand-Kiss nous offre dans ce petit ouvrage rondement mené quelques éléments de réponse... À méditer avant la prochaine manif?

  • Voici le premier livre consacré à la poésie de la romancière Gertrude Stein, figure emblématique du Paris artistique d'avant-guerre, dans une traduction de Christophe Marchand-Kiss.
    Son style témoigne de sa complicité avec la création de l'époque. Le balbutiement, la répétition et le découpage fondent l'originalité de sa poésie qui épuise le temps.

  • Alter ego n'est pas une histoire d'amour mais un trajet. Trajet entre deux êtres, qui ne va jamais d'un point A à un point B, mais qui s'arrête, reprend, glisse, fait volte-face et, parfois, disparaît.
    Christophe Marchand-Kiss propose ici l'exploration d'un territoire sinueux : le marigot des désirs. Il s'agit pour lui d'ébaucher des contours, celui d'un bouquet de tulipes fanées ou celui d'un débord de la langue, pensée sur le mode d'un match de football où prose et poésie se disputent la balle.
    Par des entrelacs litaniques et invertébrés, la langue est quadrillée, découpée, étirée, arpentée.
    Divergences, convergences, raccords, fuites, là et autre part, le trajet de la langue va de soi jusqu'à la part de l'autre...
    Les choses sont incomplètes, comme les êtres. D'où l'idée continuelle, dans l'agencement du livre, du biais, de l'oblique au lieu du frontal : « séquences, variations, disséminations : dans le pli on trouve ». De biais, il reste toujours quelque chose à atteindre. Boucles qui ne se bouclent pas, trous qui ne se bouchent pas. Voici non une poésie de l'apesanteur, mais une poésie qui s'agrippe au vide.
    Une idée, effectivement, de l'incomplet. Ou plutôt de l'incomplétude, qui serait
    le bonheur de l'incomplet.

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