Daniel Salvatore Schiffer

  • David Bowie, artiste aux nombreuses facettes et aux talents multiples, était déjà un mythe de son vivant. Véritable icône de la pop music, il est connu pour ses albums devenus légendaires - depuis son célèbre Ziggy Stardust jusqu'à son ultime Blackstar, en passant par le tube planétaire « Let's dance » -, mais fut également un brillant acteur de cinéma (Furyo, Les Prédateurs, Basquiat).
    Sa récente mort, advenue à New-York le 10 janvier 2016, n'a fait qu'accroître son aura à travers le monde. Artiste culte, musicien incontournable, dandy inspiré, il continue d'exercer une énorme influence sur des générations entières.
    Il était donc temps de rendre à cet inventif génie, précurseur de bien des modes, l'éloge qui lui est dû !
    />

  • 2020 signe le 500ème anniversaire de la mort du peintre Raphaël, l'un des trois grands génies de la Renaissance, aux côtés de Michel-Ange et de Léonard de Vinci.
    Ainsi ce livre commence-t-il logiquement, et de manière chronologique, là où mon précédent ouvrage, Divin vinci - Léonard de Vinci, l'Ange incarné, se termine. D'autant que Léonard fut aussi l'un des principaux maîtres (avec le Pérugin) de Raphaël lorsque celui-ci vécut à Florence, après avoir quitté sa ville natale d'Urbino, foyer intellectuel et artistique des Marches, région, aux confins de l'éblouissante Toscane et de l'élégante, mais secrète, Ombrie, de l'Italie centrale.

    Né un vendredi Saint, le 6 avril 1483, et mort également un vendredi Saint, le 6 avril 1520, à l'âge de 37 ans seulement, Raphaël, génie précoce, à la vie romanesque et à la mort mystérieuse, mais à l'oeuvre immense surtout, fut considéré, de son vivant, comme un mythe, à l'instar de Léonard. Il est le seul artiste à avoir les honneurs, à Rome, où il s'est éteint après une folle nuit d'amour auprès de sa « Fornarina », du panthéon, lieu sacré, dédié, dans l'Antiquité, au culte des dieux.

    C'est donc l'art tout autant que la vie, sinon la pensée, de Raphaël, peintre et architecte adulé par les papes, tout autant que par les princes de son temps, que cet essai s'emploie à élucider : une constante et quadruple interpénétration entre l'idéal esthétique, l'explication philosophique, le parcours artistique et le récit biographique.

    Mais, non moins étonnant, Raphaël est aussi celui qui, nanti de son incommensurable talent, inspira quelques-uns des plus grands peintres de l'art classique, dont Ingres, ou de l'art moderne et contemporain, au premier rang desquels figure Modigliani.

  • Le dandysme est méconnu. On le confond avec la simple élégance alors qu'il est bien plus que cela :
    Mode d'être, état d'esprit, style de vie, esthétique...
    C'est une philosophie de l'art en même temps qu'une esthétisation de soi : un grand courant intellectuel dont l'influence, prépondérante au XIXe et au XXe siècle, est loin de s'estomper aujourd'hui.
    C'est cette passionnante histoire du dandysme que nous raconte Daniel Salvatore Schiffer : de Lord Brummell à David Bowie, en passant par Wilde, Baudelaire, Coco Chanel ou Lady Gaga, sans oublier les écrivains décadents, les peintres symbolistes et préraphaélites...
    Et beaucoup d'autres.
    Une promenade inédite et fascinante, magnifiquement illustrée.

  • Les gens ont trouvé que ce n'était pas bien de ma part d'avoir invité à  dîner les mauvais éléments de la vie et d'avoir pris plaisir à leur compagnie. Mais ces êtres, sous l'angle où l'artiste en moi les approchait, étaient riches de suggestions et de stimulations délicieuses. C'était festoyer avec des panthères.

    Esthète flamboyant, orateur brillant, Oscar Wilde (1854-1900) participa de son vivant et avec ardeur à l'édification de son mythe. Dandy sulfureux, l'auteur du Portrait de Dorian Gray fait partie de ces êtres d'exception qui, par la densité de leur existence et la modernité de leur oeuvre, restent longtemps après leur mort nos contemporains. Dramaturge à succès mais poète maudit, condamné à deux ans de prison pour délit d'homosexualité lors d'un procès à scandale, il mourut dans la misère. Cette biographie retrace le destin tragique et fabuleux de celui qui assurait avoir dilapidé son propre génie, et pris un plaisir étrange à gaspiller une jeunesse éternelle.

  • « Est sublime ce en comparaison de quoi tout le reste est petit ». Ainsi parla Emmanuel Kant, nous rappelle Daniel Salvatore Schiffer. Comprenons : depuis Socrate on estimait que le Beau pouvait se définir clairement, de façon précise et bien réglée. Il existait un Beau idéal, harmonieux, proportionnel, codifié. Voici qu'Emmanuel Kant (qui n'était pas un fantaisiste) nous dit autre chose. Il parle du « sublime », de ce qui est placé « très haut ». Le sublime, c'est une force qui va, sans mesure. Le sublime, ce n'est pas forcément beau ; le sublime, c'est grand.

    Touché de plein fouet par l'album Blackstar (2016) de David Bowie, le philosophe Schiffer retrouve chez le rocker « glamourous » le traitement superbe et désinvolte de la mort qui hante sa propre réflexion. On parlait jadis d'une « belle mort », acceptée, cadrée, respectant les règles. De Socrate jusqu'à David Bowie, Schiffer invite le lecteur à méditer autrement sur l'art de mourir. À la manière des dandys.

    Dandy suprême, Bowie fait de sa vie une oeuvre d'art, et, de sa personne, une oeuvre d'art vivante. Et sa mort fut une autre oeuvre d'art. Sublime, forcément sublime, eût dit Marguerite Duras. L'« informe » ou le « difforme » - le « laid » - peuvent acquérir en art, lorsqu'ils se voient « sublimés » par le génie de l'artiste, une valeur de transcendance.

    Unissant l'art et l'esthétique, le Traité de la mort sublime se situe aux confins de la philosophie, de la littérature (roman et poésie) et de l'art (esthétique). Généreux, foisonnant, Daniel Salvatore Schiffer célèbre - de manière paradoxale et réjouissante - un dandysme métaphysique. Son manifeste, nourri d'exemples, est aussi une anthologie, riche en découvertes. Outre les maîtres de la philosophie et de la littérature - de Platon à Levinas, de Baudelaire à Cocteau - on appréciera sa joyeuse incursion dans le domaine de l'art, y compris moderne et contemporain, à travers, notamment, Andy Warhol, Luchino Visconti, Leonard Cohen, Serge Gainsbourg, Bashung, Barbara...

  • La date du 2 mai 2019 marque le 500ème anniversaire de la mort de léonard de vinci, visionnaire de génie, l'un des plus grands artistes de tous les temps et modèle par excellence de cet âge d'or, pour les arts comme pour les lettres, que représenta, pour l'humanité tout entière et pour notre civilisation en particulier, la Renaissance.
    Un anniversaire, certes, en majesté ! Comment donc, face à cet homme d'exception, ne pas rendre l'hommage qui lui est dû ? Mais un hommage qui, au vu des nombreuses biographies, et autres études, qui lui sont consacrées, se veut original et inédit, tout en ne sacrifiant rien de sa réalité historique ni de sa rigueur scientifique.
    C'est ce à quoi s'adonne, dans ce livre, daniel Salvatore Schiffer, professeur de philosophie de l'art, mais aussi, comme en témoigne son abondante bibliographie, l'un des meilleurs spécialistes du dandysme.
    Car si, comme l'a dit oscar Wilde, le dandy le plus flamboyant de son temps, en un de ses aphorismes-clés, le dandysme consiste à faire de sa vie une oeuvre d'art, et de sa personne une oeuvre d'art vivante, alors Léonard de Vinci en est, tant par l'extraordinaire beauté de son allure que par le bon goût de son esthétique ou le fascinant parcours de son existence, le plus emblématique des précurseurs, avant même un lord Brummell, arbitre des élégances, ou un lord Byron, icône du romantisme.
    Du grand et moderne léonard, qui inspira jusqu'au « pop art » d'Andy Warhol, c'est cette vie construite, entre l'Italie et la France, comme une véritable oeuvre d'art, depuis sa naissance à vinci, splendide village de Toscane, jusqu'à sa mort à Amboise, sur les bords de la loire, en passant par Milan et la cour des ducs Sforza, que cet ouvrage, unique en son genre, retrace. Avec, en guise de viatique pour nous guider en ce fabuleux voyage, l'analyse de ses principaux tableaux, depuis sa célèbre mais énigmatique « Joconde » jusqu'à son mystérieux « Salvator Mundi », en passant par sa céleste « Cène », sa sublime « vierge, l'Enfant Jésus et Sainte Anne » ou son élégiaque quoique sensuel « Saint Jean-Baptiste ».
    Enfin, pour parfaire ce portrait, l'apport des écrits de léonard de vinci lui-même, mais aussi des principaux textes, rédigés, à son sujet, par des penseurs majeurs, de giorgio vasari à Sigmund Freud, en passant par Walter Pater, Paul Valéry, Emmanuel Lévinas ou Elisabeth Roudinesco.
    La vie de Léonard de Vinci illustrée à travers son oeuvre artistique : tel est l'objet de ce livre, aussi érudit qu'attrayant !

  • L ivresse artiste - baudelaire  flaubert Nouv.

  • 1999. La Serbie est bombardée par l'aviation de l'OTAN, sans mandat de l'ONU. Seul intellectuel européen à être présent en Serbie durant toute la durée du conflit (de mars à juin 1999), Daniel Salvatore Schiffer offre par ce document exceptionnel, un témoignage unique. L'auteur, qui parcourt sans relâche le pays en guerre, ne se limite pas à analyser en philosophe et en humaniste la cruelle réalité du conflit.
    Il l'étaye par une impressionnante série de témoignages directs et de photos inédites, récoltés aux quatre coins de la Serbie et du Kosovo. Daniel Salvatore Schiffer n'a pas souhaité publier ce livre jusqu'ici. Car son tourna[ de guerre contient des révélations longtemps irrecevables, inaudibles dans le contexte du black-out intellectuel, médiatique et politique dont les Serbes ont longtemps été les victimes.

  • Ce livre opère une lecture transversale de l'oeuvre de levinas afin de mettre en évidence la manière dont le penseur a profondément modifié, sur le plan conceptuel, l'approche des trois disciplines majeures de la philosophie : la métaphysique, l'esthétique et l'éthique.
    En ce qui concerne la métaphysique, le débat fondamental avec heidegger est principalement abordé à travers la déstabilisation que levinas fait subir, à l'intérieur d'être et temps, à l'analytique du " dasein ", dans l'examen des notions de " monde ", d' " essence " et d' " existence ", de " transcendance ", de " triple structure du souci ", de " néant " et d' " angoisse ", de " l'être pour la mort ".
    Cette critique de l'ontologie heideggérienne ouvre la pensée de levinas sur un domaine qui a été peu analysé jusqu'à présent : l'esthétique. celle-ci engage en particulier l'examen, sur le plan phénoménologique, du rapport à sartre, merleau-ponty et blanchot. loin de frapper l'art du sceau du rejet, sinon du mépris, ainsi qu'on l'a parfois soutenu, c'est une véritable fonction ontologique que levinas attribue à l'art, dès lors qu'il y perçoit, dans ce qu'il définit comme un " entretemps ", la " structure sensible de l'être ".
    Son éthique, quant à elle, s'efforce de dépasser, via notamment les notions de " visage ", d' " infini " et de " dia-chronie ", mais en se référant à bergson également, les catégories traditionnelles dans lesquelles le rapport à autrui a été pensé ou, plutôt, esquivé. ce livre, enfin, entend toucher le point névralgique de l'oeuvre dans la notion de "transcendance". celle-ci a un contenu primitif métaphysique, mais acquiert, comme "transascendance", une dimension éthico-théologique essentielle, et comme " transdescence", une portée esthétique majeure s

  • Ce livre, au carrefour de la philosophie et de la littérature, est centré, à travers l'analyse des oeuvres de nietzsche, baudelaire, wilde et kierkegaard, sur ce que l'auteur appelle " une esthétique de l'âme et du corps ".
    C'est là une thèse allant à l'encontre du dualisme platonicien comme du rationalisme cartésien pour se situer aux confins de l'hédonisme épicurien et de l'ascèse stoïcienne. c'est ce que l'auteur nomme, en accord avec oscar wilde en son de profundis et sartre en son baudelaire, la " spiritualisation du corps " et la " matérialisation de l'âme ". ce que cet ouvrage examine donc, ce sont, en une étude originale et inédite, les bases philosophiques tout autant que le contexte historique dans lesquels le dandysme est né.
    Les deux penseurs majeurs sur lesquels l'auteur se fonde sont siiren kierkegaard et friedrich nietzsche. ainsi la deuxième partie de cet essai est-elle consacrée à kierkegaard et à sa " théorie des trois stades " : comment il passe, dans le journal du séducteur notamment (où son héros apparaît comme l'archétype du dandy moderne), de l'esthétique au religieux. la troisième partie de cette étude gravite autour de l'oeuvre de nietzsche et, en particulier, de sa théorie du " philosophe-artiste ".
    Car c'est en une dynamique exactement inverse à celle de kierkegaard que sa réflexion s'insère dès lors qu'elle part du religieux pour aboutir, après la mort de dieu et sa critique des valeurs morales, à l'esthétique. d'où l'importance de baudelaire et de wilde, chantres du dandysme : attitude existentielle perçue, ici, comme étant l'application, sur le plan poético-littéraire, de concepts philosophico-esthétiques.
    Car c'est à la croisée de la démarche kierkegaardienne et du projet nietzschéen que le dandysme se situe, ainsi que l'indique la première partie (suite athéologique) de ce livre et que le confirme sa quatrième partie (métaphysique du dandysme).

  • Fin des années 1970 : les "nouveaux philosophes" envahissent les médias. Ils s'appellent Glucksmann, Clavel, Benoist, et surtout Bernard-Henry Lévy ; bientôt suivis d'amis proches sur le plan idéologique dont au premier rang Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner. Trente ans plus tard, que reste-t-il de leur réflexion ? Si les membres de ce courant ont incontestablement marqué la scène publique française, leur héritage fait débat sur le plan philosophique. C'est sur ce terrain que Daniel Salvatore Schiffer a choisi d'exercer son regard critique. Mi-essai mi-pamphlet, Critique de la déraison pure dresse un bilan accablant de la pensée léguée par les "intellectuels médiatiques". Loin de se borner à la mise en cause de leurs postures, ce livre engage une réflexion de fond sur les dérives et les manipulations logées au coeur de leur philosophie.

  • D'excentrique qu'elle était, la tendance du dandysme a fini par gagner le centre d'une société marquée par un individualisme à outrance que le consumérisme ne se prive pas d'exploiter. En multipliant les approches théoriques, qu'elles soient historiques ou contemporaines, Daniel Salvatore Schiffer nous propose une définition spectrographique de ce qu'il a nommé une philosophie, et qu'il élève à présent au niveau d'une métaphysique. Son impressionnant éventail citationnel leste sa démonstration d'une crédibilité dont on ne peut, en fin de compte, que convenir. De sorte que, en décrivant l'un de ses aspects les plus insolites mais aussi les plus envahissants, il contribue à nous faire mieux comprendre notre époque.
    L'auteur du livre entretient avec le sujet qu'il y traite une relation que l'on ne peut qualifier que de passionnelle. Daniel Salvatore Schiffer a, jusqu'à présent, consacré non moins de cinq ouvrages au thème qu'il aborde à nouveau ici, à savoir le dandysme.

  • On retient d'Oscar Wilde son humour persifleur et ses bons mots. Il est également une figure de la vie mondaine et littéraire à Londres, Paris et aux États-Unis, où il rencontre de nombreux artistes et s'impose comme théoricien de l'art. Il publie alors des pièces de théâtre, des poèmes, des contes, des essais esthétiques et son seul roman, Le Portrait de Dorian Gray. Cependant, sa relation amoureuse avec Alfred Douglas, dans une Angleterre victorienne où l'homosexualité est interdite, va mettre un terme à sa gloire littéraire. Emprisonné à la suite d'un retentissant procès en 1895, puis condamné à l'exil en France, il meurt en paria dans un petit hôtel parisien.

  • René Descartes (1596-1650) : un classique de la philosophie, père du rationalisme, disciple du dualisme platonicien et inventeur du cogito.
    Il existe pourtant un autre Descartes, méconnu : l'observateur de ce qui, en l'homme, se situe à la limite du rationnel et de l'irrationnel. Bref, en cette partie qu'est, aux confins de l'âme et du corps, le non-rationnel : la sensibilité ou, mieux, l'affectivité. D'où le sens du titre de ce livre : le clair-obscur de la conscience, réunissant les idées claires et distinctes de l'âme et les idées obscures et confuses du corps.
    C'est donc, chronologiquement, le troisième et dernier Descartes, le moins étudié mais le plus authentique, que l'on analysera ici : après le savant du Discours de la Méthode, puis le métaphysicien des Méditations, le psychologue des Passions de l'âme. Ainsi est-ce un Descartes original et inédit, réévalué et actualisé à la lumière de la philosophie contemporaine, que le lecteur découvrira en ces pages.

  • Approche de l'esthétique : ce que j'appelle, dans une perspective originale et inédite, une " métaesthétique ", dont le critère primordial est non pas l'idée du " beau " (dérivée de notre tradition platonicienne), mais bien du " sublime " (via la Critique de la faculté de juger de Kant notamment), là même où l'" informe " ou le " difforme ", voire ce qui est communément réputé " laid ", peuvent acquérir en art, lorsqu'ils se voient traités (" sublimés ") par le génie de l'artiste, une valeur de transcendance qualitative (à l'instar du " mal " chez Nietzsche, Baudelaire, Artaud ou Bataille).
    Car le " beau ", canon majeur de l'esthétique traditionnelle, ne constitue plus à l'évidence, aujourd'hui, un critère nécessaire et suffisant pour appréhender, apprécier ou juger, l'art contemporain. Le " beau ", pas plus que le " bien ", n'est plus en effet, depuis la critique nietzschéenne des valeurs judéo-chrétiennes, son objet premier. Il faut donc passer à un autre critère : celui, précisément, du " sublime ", entendu non pas nécessairement comme une catégorie supérieure du " beau ", bien qu'il ne l'exclue certes pas a priori et puisse même parfois l'intégrer, mais aussi souvent, et paradoxalement, comme son exact contraire.
    Exemples : l'oeuvre de Pablo Picasso (corps démembrés ou déconstruits), de Francis Bacon (visages concassés ou ensanglantés) ou de Lucian Freud (corps obèses et flasques). Ainsi ce passage du " beau " au " sublime " correspond-il au passage de l'esthétique à la métaeshétique. Mieux, et pour employer une analogie : la métaesthétique est à l'esthétique ce que la métaphysique est à la physique. Ce texte se veut donc novateur, sinon d'avant-garde, et projeté vers un important débat critique, aujourd'hui, autour de l'art contemporain.
    Bref : la métaesthétique, c'est ce qui vient, en philosophie de l'art, après l'art contemporain ! Mais aussi via un essentiel retour à la sublimité du dandysme...

  • Il est urgent d'être dandy. Dans le monde conformiste qui est le nôtre, le dandysme est la dernière véritable subversion. Révolte par l'élégance et la singularité, il est un défi lancé à la société, une façon de s'opposer à l'ordre politique, moral, religieux et économique et à la complaisance médiatique. Seul rempart contre les nouvelles formes de la barbarie à l'heure où toutes les contestations ont été récupérées, le dandysme oppose la singularité et l'élégance aux fausses valeurs de nos sociétés modernes.
    Après André Breton et son Manifeste surréaliste, Tristan Tzara et le Manifeste DaDa, Daniel Salvatore Schiffer impose le dandy comme incarnation d'une révolte esthétique et politique en livrant le premier Manifeste dandy...

  • " Le dandysme est le dernier clat d'hrosme dans les dcadences " : telle est
    la manire dont Charles Baudelaire, pote et dandy tout la fois, dfinit le
    dandysme. C'est cette clbre et belle formule que Daniel Salvatore Schiffer,
    auteur d'une prcdente Philosophie du dandysme. Une esthtique de l'me et du
    corps (PUF, 2008), a choisie pour intituler son nouvel ouvrage. Car ce second
    volume ne se prsente pas seulement comme le prolongement actualis ( travers
    la philosophie, la littrature, l'art, la musique, le rock, le cinma ou la
    mode) du premier. Ce que Schiffer y met galement en vidence, dans le sillage
    de Baudelaire, c'est que le dandysme, cette " esthtisation de soi " par o
    l'tre tend faire de son existence une oeuvre d'art vivante, selon l'aphorisme
    d'Oscar Wilde, se rvle comme un acte de rsistance, sublime et cultiv, face
    l'mergence, au sein du monde moderne, de nouvelles formes de barbarie. Le
    dandysme, donc ? Une aristocratie de l'esprit, certes ; mais aussi, par-del le
    culte de la beaut, une rvolte par l'lgance ! Et le dandy en tant que tel ?
    Le dernier hros des temps modernes ! Telle est la raison pour laquelle ce
    livre se conclut, aprs avoir retrac l'histoire du dandysme classique et
    contemporain (de Lord Brummell David Bowie, en passant par Byron, Proust,
    Cocteau et Andy Warhol), sans oublier d'y remettre l'honneur la femme dandy
    (de George Sand Greta Garbo en passant par Coco Chanel et Virginia Woolf),
    par un manifeste, dit du " prismatisme ", adress aux gnrations prsentes et
    venir. Daniel Salvatore Schiffer, agrg de philosophie, est spcialiste de
    l'esthtique et de la philosophie de l'art. Il est l'auteur d'une vingtaine
    d'ouvrages, dont Les Intellos, ou la drive d'une caste (L'ge d'Homme, 1995),
    Umberto Eco. Le labyrinthe du monde (Ramsay, 1998), Grandeur et misre des
    intellectuels. Histoire critique de l'intelligentsia du XXe sicle (Le Rocher,
    1998), La philosophie d'Emmanuel Levinas (PUF, 2007), Philosophie du dandysme.
    Une esthtique de l'me et du corps (PUF, 2008), Oscar Wilde (Gallimard, 2009).
    Il est professeur de philosophie de l'art l'cole Suprieure de l'Acadmie
    Royale des Beaux-Arts de Lige et professeur invit au Collge Belgique,
    institution place, au sein de l'Acadmie Royale des Sciences, des Lettres et
    des Beaux-Arts de Belgique, sous le haut parrainage du Collge de France.


  • Umberto Eco, dont les travaux érudits n'excédaient guère, à une époque, le cercle restreint de la recherche universitaire, accéda au rang d'auteur " best-seller " par le succès fulgurant d'oeuvres telles que Le Nom de la rose et Le Pendule de Foucault.
    Tour à tour romancier prolifique et savant ironique, le personnage d'Umberto Eco lui-même est néanmoins peu connu du grand public. Daniel Salvatore Schiffer a comblé cette lacune avec cette première biographie mondiale d'un homme hors du commun. S'inspirant de la structure des ouvrages d'Umberto Eco, l'auteur nous fait découvrir un personnage aux multiples facettes. Historien de l'esthétique, critique littéraire, sociologue des médias, sémioticien, polémiste, moraliste, philosophe, romancier, Umberto Eco est tout cela à la fois - et davantage.
    /> Cette biographie, accessible à tous les publics, s'organise comme un prisme en un portrait lumineux de cet homo universalis, selon la chronologie de son oeuvre et le passionnant parcours intellectuel qui, telle une labyrinthique bibliothèque, organisent le savoir et les mystères du monde.

empty