Laurent Mannoni

  • « On descend tous de Méliès ! » Martin Scorsese

  • Avec plus de 200 photographies originales et rarissimes, prises entre 1910 et 1939 à la naissance des studios à Paris, Berlin et Hollywood, Tournages nous plonge dans l'atmosphère fascinante et oubliée de l'époque du muet et des premiers pas du parlant, à la rencontre des grands maîtres du cinéma : David W. Griffith, Cecil B. DeMille, Friedrich W. Murnau, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Ernst Lubitsch, Abel Gance, René Clair, Jean Renoir... Sur les plateaux de films légendaires tels Intolérance, Napoléon, Metropolis, Ben Hur, L'Aurore ou L'Ange bleu, l'occasion de retrouver les plus grands acteurs que furent Marlene Dietrich, Greta Garbo, Clark Gable, Ingrid Bergman, John Wayne, Cary Grant, Katharine Hepburn, Michel Simon, Maurice Chevalier... l'occasion aussi de redécouvrir à leur origine le métier d'opérateur, les conditions de tournage, les techniques de décors, ou encore les relations entre cinéastes, acteurs et techniciens sur le plateau. Ces vintages uniques proviennent de la collection de la Cinémathèque française et d'une collection privée : le fonds Isabelle Champion.

  • Le 6 juillet 1937, le Tout-Paris se presse dans les jardins de la Cité universitaire pour le premier gala de la Cinémathèque française. On y projette des films d'Étienne-Jules Marey, Thomas Edison et Georges Méliès. Ce succès est une consécration pour l'association créée un an plus tôt par Henri Langlois et Georges Franju.
    Entièrement inédites, les archives de la Cinémathèque retracent ici 70 ans d'une passion collective : l'immense personnalité de Langlois qui lui aura tout sacrifié, la dévotion de Mary Meerson, la ferveur de Marie Epstein, la quête inlassable de Lotte Eisner... On revit les joutes et les trahisons, les victoires et les drames de cette institution qui a sauvé une part majeure du patrimoine (films, appareils, archives, objets, costumes), engendré la Nouvelle Vague, donné un style muséographique au 7e art, initié les recherches de ses historiens (Jean Mitry, Georges Sadoul), projeté le cinéma de demain avec les films du passé. « On était entassés, l'air manquait presque autant que la place, écrivait Claude Mauriac, mais l'écran était un soupirail ouvert sur le monde. »
    C'est une autre histoire du cinéma que celle de ce musée vivant. 70 ans d'une résistance fragile et invincible, pour l'amour du grand art de la lumière et de l'ombre.

  • Alors que le numérique bouleverse en profondeur tous les usages du cinéma, en faisant notamment disparaître peu à peu la pellicule, support utilisé depuis les premiers pas du 7e art, cet ouvrage retrace les innombrables inventions techniques qui, les unes après les autres, ont modifi é, depuis Étienne-Jules Marey et les frères Lumière, l'image captée et projetée : une histoire de la technique du cinéma, longue, riche et variée. Né de la science et de la technique, le cinéma n'a cessé d'être bousculé et remis en question par les avancées industrielles et technologiques. Et ces bouleversements lui ont permis, à chaque fois, de se renouveler artistiquement. Un cheminement chronologique, à travers 120 dates essentielles, pour (re)visiter les successives métamorphoses de l'image animée au cours du XXe siècle et jusqu'en 2015.

  • La société Gaumont a été au début du XXe siècle à l'avant-garde de la technique cinématographique, en innovant notamment dans le domaine du son et de la couleur. Les essais, finalement réussis, de synchronisme entre les sons sur disque et les images animées, représentent une avancée décisive dans ce domaine. Le chronophone Gaumont, avec ses "phonoscènes" et ses "filmparlants", a proposé durant une longue période un spectacle réjouissant et innovant, reposant d'une part sur l'univers du music-hall, de la chanson et du monologue, d'autre part sur une technique révolutionnaire de synchronisme et d'amplification du son. Léon Gaumont, avec beaucoup d'énergie et de volontarisme, a su développer au sein de son entreprise un secteur dédié à la recherche du cinéma sonore ; cette recherche s'achève à la fin des années 1920 avec la mise au point du système optique Gaumont-Petersen-Poulsen.

    Gaumont n'a pas été le premier ou le seul, à son époque, à vouloir résoudre le problème du cinéma sonore. Bien d'autres entreprises parallèles ont proposé des systèmes intéressants. Cependant c'est le Vitaphone américain, qui n'est autre que le chronophone Gaumont amélioré, qui triomphera - au moins pendant un certain temps - sur les écrans.

    Autre idée moderne avancée par Gaumont : confier la production de films à une jeune femme, Alice Guy. Sous sa direction, les films de fiction et ceux du chronophone atteindront une ampleur considérable. Mais quels sont exactement les films réalisés par Alice Guy ? Quand débute-t-elle réellement ? Les documents d'archives permettent d'éclaircir certains mystères.

    Plusieurs études rassemblées dans cet ouvrage reposent sur des documents inédits ou jusqu'à présent inexploités. Une large iconographie, non encore publiée, permet d'apprécier la beauté des appareils construits par Léon Gaumont et la rareté des archives de cette société.

  • Le livre d'une exposition sans précédent à la Cinémathèque Française (14 octobre-printemps 2010) Etrange boîte pourvue d'un jeu de lentilles et d'une lampe à pétrole, la lanterne magique voit le jour au milieu du XVIIe siècle. Son rôle consiste à projeter dans une salle obscure des images peintes sur des plaques de verre. Grâce à des procédés mécaniques d'animation toujours plus élaborés, les limites entre le réel et l'imaginaire disparaissent, et le public est de plus en plus captivé - ou effrayé.


    Publié à l'occasion d'une exposition inédite à la Cinémathèque française en 2009 puis à Turin en 2010, Lanterne magique et film peint présente plus de 500 documents (plaques de verre, lanternes, films peints, gravures, etc.) qui illustrent la diversité des thématiques abordées lors des projections : saynètes de la vie quoitidenne, décors exotiques, récits mythologiques, cours théologiques, images érotiques... Laurent Mannoni et Donata Pesenti Campagnoni retracent ainsi la révolution esthétique et technique que constituèrent les lanternes magiques, et leur influence sur les débuts du cinéma jusqu'à l'avant-garde la plus moderne.

    Francis Ford Coppola, fervent collectionneur de lanternes magiques et de jouets d'optique, a préfacé cet ouvrage.

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