Philippe Gonin

  • Pour Serge Gainsbourg, Histoire de Melody Nelson est d'abord une histoire de rencontres : celle amoureuse, de Jane Birkin et celle musicale, de Jean-Claude Vannier. L'une et l'autre ont eu une influence considérable sur cet album. Échec notoire à sa sortie, il n'est devenu disque d'or après que Gainsbourg trouve enfin un succès large avec sa version iconoclaste de la « Marseillaise » version reggae en 1979.
    Composé de trois entités dont le traitement diffère (le groupe rock, les éléments symphoniques et la voix de Gainsbourg), le son de l'album est unique dans l'univers pop de ce début de 1971.
    Le mixage ne cherche pas à restituer la réalité de l'espace et du volume sonore.
    L'idée d'un album-concept, aurait été glissée à Gainsbourg lors d'un déjeuner par le directeur artistique Jean-Claude Desmarty. « Je [lui] ai suggéré d'enregistrer un album-concept, les Anglais faisaient ça avec succès et ça n'existait pas en France. » Romantique et sulfureuse, la foudroyante Histoire d'un dandy amoureux d'une nymphette épouse la forme d'un labyrinthe.

  • Après une année 1973 marquée par le succès de The Dark Side Of The Moon, un doute créatif s'installe au sein du Floyd. Le groupe réintègre les studios d'Abbey Road à l'automne 1973 mais rien de concret ne sort de ces séances. Malgré tout, il reprend la route en 1974 et, en plus de jouer l'intégralité de Dark Side, expérimente un morceau, destiné à être la colonne vertébrale de leur futur album. Introduit par quatre notes qui resteront dans les annales du rock, son titre n'est alors que «Shine On». Très vite pourtant, on comprend que son texte évoque celui dont l'ombre plane au-dessus d'un groupe au succès devenu planétaire : Syd Barrett. En janvier 1975, Pink Floyd retourne en studio et démarre l'enregistrement de Wish You Were Here, analysé ici sous la plume du spécialiste Philippe Gonin.

  • The Cure pornography

    Philippe Gonin

    • Densite
    • 28 Août 2020

    Dernier volet de la trilogie glacée, Pornography apparaît comme l'ultime étape d'un processus d'exploration des possibles. L'album est une sorte de « monument à la limite du pays fertile » (Paul Klee), brûlant les toutes dernières cartouches d'un homme, Robert Smith, qui n'aura d'autre solution après cela que la fuite. Non une fuite en avant conduisant à la mort, mais une échappée vers ailleurs. Mise à nue violente et indécente dans les tréfonds de l'âme, plongée en apnée dans les profondeurs abyssales des craintes et tourments les plus sombres, Pornography ne pouvait être qu'un point d'achèvement après quoi il fallait disparaître... ou renaître. Ce petit livre n'a d'autres but que d'explorer les processus de création ayant conduit à ce disque aujourd'hui reconnu comme une pierre angulaire dans la carrière du groupe voire dans l'histoire de la musique pop-rock.

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  • Ébauché, composé, retravaillé et présenté un an avant sa sortie officielle pendant leur tournée mondiale de 1972 à l'aide d'un matériel ultra-sophistiqué, The Dark Side Of The Moon est l'album culte des Pink Floyd et un des trois plus vendus au monde. Il marque le tournant commercial de la formation anglaise notamment par l'apparition de leurs premiers tubes avec les titres « Money » et « Time ». Philippe Gonin prend la plume pour révéler cette oeuvre extra-ordinaire. Il analyse avec rigueur les différentes phases d'élaboration et de réception du disque, le rôle de chacun des musiciens, du producteur et des ingénieurs du son ainsi que le matériel technologique utilisé par les Pink Floyd, désireux depuis leurs débuts de repousser les frontières musicales et technologiques.

  • Fin 1979, Pink Floyd sort ce qui sera un de ses plus gros succès : The Wall. Ce concept album , souvent rejeté par les fans de la première heure, marque un changement de cap musical et esthétique pour le groupe. Initialement inspiré par le mur que percevait Waters entre son public et lui, The Wall dépasse rapidement le cadre musical et devient un objet scénique et cinématographique.
    Cet ouvrage s'intéressera donc non seulement à l'album, qui sera scruté piste pas piste, mais aussi aux shows et au célèbre fi lm d'Alan Parker.

  • Pourquoi, en 2019, consacrer un nouvel essai aux Beatles ? Rarement groupe de rock a fait l'objet d'au- tant d'ouvrages, d'exégèses tant dans les magazines que dans les Universités.
    Que représentent les Beatles aujourd'hui, en dehors d'une nostalgie d'un temps ancien disparu ? Même si, comme le proclame la page officielle du film réalisé par Ron Howard, The Beatles : Eight Days A Week, la bande originale du film réussit à se classer numéro 1 en France et au Royaume-Uni, une bonne partie de la jeunesse actuelle ne connaît que partiellement l'oeuvre des Fab Four.
    2019 commémore le 50 e anniversaire de la fin d'un groupe qui, durant une période de mutations tant so- ciétales que politiques ou techniques, a enflammé la planète et a marqué à la fois l'histoire culturelle, celle des musiques populaires et même l'Histoire tout court, au point d'accéder au statut de mythe. C'est aussi le 50 e anniversaire d'un album qui est sans doute l'un de leur meilleur : Abbey Road.
    Cet essai tente de mettre en perspective à la fois ce qu'est l'empreinte des Beatles sur la société mais aussi sur la musique du 20ème siècle.

  • Depuis quarante ans, Magma traverse le paysage musical français hors des modes et des courants. Baptisé zeuhl, ce croisement de chant choral, avant-garde, rock et jazz, innove par le biais de paroles chantées dans une langue imaginaire aux consonances germaniques et slaves, le kobaïen.
    Philippe Gonin nous invite dans ce livre à décrypter ces mythes et analyser le fonctionnement des di¬ érentes formations du groupe Magma. C'est surtout à la musique qu'il s'intéresse, expliquant, album après album, titre après titre, comment une oeuvre se construit et évolue.

  • Philippe Gonin nous propose de revenir sur les circonstances de la naissance de la première musique de film, dont 2008 a marqué le centenaire. La musique de L'Assassinat du duc de Guise, film réalisé par André Calmettes et Charles Le Bargy, est écrite par un compositeur alors au faîte de sa gloire et des honneurs, Camille Saint-Saëns (1835-1921).
    L'article de Philippe Gonin nous révèle en filigrane l'importance de la musique dans le processus de création d'un film, qu'il soit muet, comme L'Assassinat du duc de Guise en 1908, ou parlant, comme dans de nombreux films dont la musique fait désormais partie de notre mémoire collective - qu'il s'agisse de compositions originales comme dans Docteur Jivago, Psychose ou, plus récemment, la saga Star Wars, ou de reprises de musiques célèbres comme aimait à le faire le réalisateur Stanley Kubrick dans Orange mécanique, 2001, l'odyssée de l'espace ou encore Barry Lyndon, films pour lesquels on ne saurait dire si la musique sublime les images et le propos ou l'inverse. Il court d'ailleurs une anecdote à propos de Psychose d'Alfred Hitchkock, lequel était apparemment déçu par son film. Le compositeur Bernard Hermann lui aurait alors répondu : " Attendez, je n'ai pas encore composé la musique ! " On sait le succès qu'obtinrent le film d'Hitchkock et la musique d'Hermann, désormais indissociablement liés.
    Il est a noter que la composition musicale pour l'image (cinéma ou publicité) tend à se développer comme discipline enseignée dans les conservatoires de musique, ce qui prouve qu'écrire pour le cinéma n'est plus un " second choix " pour un compositeur, mais un véritable métier de création.

  • Même les lecteurs " non hendrixiens " et non " pop rock " se laisseront prendre par cette analyse claire et accessible des techniques instrumentales et compositionnelles du musicien.

  • Monument incontestable du rock, Pink Floyd est de ces groupes autour desquels se bâtissent des légendes dont l'histoire du rock et la presse musicale sont friands. Le Floyd a, de sa propre volonté ou bien malgré lui, vu des mythes se construire autour de lui. Il a vécu au cours de sa longue carrière, son lot de querelles intestines, de procès et diverses brouilles bien souvent liés à ce qui tue la créativité et menace tant de groupes une fois qu'ils ont atteint les trois niveaux que recherche toute rock star en herbe : Fame, Fortune and Glory.
    Muséifié une première fois en 2003, le voici qui entre à nouveau sous les cimaises du Victoria and Albert Museum de Londres, exploitant désormais leur propre histoire en livrant au disque, après des années de rétentions, des documents rares ou inédits. C'est à une lecture forcément partielle mais aussi, "objectivement partiale" des errances, des erreurs, des concessions faites au music business que l'on convie le lecteur avec cet ouvrage.
    Il ne s'agit pas de glorifier non plus que de vouer aux gémonies l'oeuvre d'un groupe d'hommes, réunis autour d'un même objectif, réussir, mais bien de relire leur histoire et les chemins de la création à travers le prisme des liens qu'il eût et entretient encore avec l'industrie musicale.

  • À l'heure où la Cinémathèque française consacre une exposition à Louis de Funès, cet ouvrage semble tomber à point pour rendre hommage à un cinéma laissé pour compte par la littérature universitaire : le cinéma populaire et ses musiciens. Souvent considéré comme moins « noble » que le cinéma d'auteur, les films mettant en vedette des acteurs populaires, destinés à un public large, n'en sont pas moins des oeuvres qui méritent notre attention. De Jacques Becker à René Clair, de Louis de Funès à Fernandel, ces films réunissent des acteurs, des réalisateurs qui rencontrèrent fréquemment les faveurs du public. De Misraki à François de Roubaix, en passant par Michel Polnareff, -M-, Georges Van Parys ou Raymond Lefèvre, les musiciens ont su composer des bandes originales alliant mélodies impérissables (« La marche des gendarmes »...) et partitions plus exigeantes, expérimentales parfois (Van Parys, de Roubaix...).
    C'est à ces musiciens, à ces films que ce consacre cet ouvrage collectif, fruit d'un colloque dont l'invité vedette ne fut autre que Vladimir Cosma.

  • Avec Rock Bottom, Robert Wyatt se démarque des groupes dans lesquels il a officié comme batteur avant l'accident qui le laisse paralysé, Soft Machine ou Matching Mole. Il renoue avec la candeur des mélodies, mais fuit l'évidence avec malice.

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