Pu De Rennes

  • Des dernières lueurs du règne de Louis XIV, qui s'éteint à Versailles en 1715, à la disparition de Catherine II de Russie en 1796 à Saint-Pétersbourg, ce livre aborde la création artistique en Europe au siècle des Lumières. Entre les deux dates s'écoule un siècle marqué par de profonds bouleversements dans la production artistique et, plus encore, dans la façon dont l'art s'inscrit dans la société. Source de délectation, l'oeuvre d'art fait aussi l'objet de débats et de critiques, à une époque qui voit l'essor d'une réflexion sur l'art et ses finalités. L'effervescence créatrice qui caractérise la période s'exprime dans tous les domaines, la peinture, l'architecture, la sculpture et les arts décoratifs. Ce livre se propose de parcourir le XVIIIe siècle - ses grands artistes, les oeuvres majeures et les principaux courants - dans un cheminement chronologique attentif aux données sociales, politiques et culturelles.

  • Vous connaissez tous le nom d'Anne de Bretagne, mais que savez-vous des duchesses qui l'ont précédée ? Si certaines passent à la postérité et deviennent des héroïnes, d'autres sont méconnues voire oubliées du grand public. Ces princesses occupent pourtant le devant de la scène. Leur place est cruciale aux moments-clés de l'histoire du duché. Quel rôle ont-elles joué ? Quel a été leur cadre de vie ? Que reste-t-il de leur influence ?

    L'auteure est partie à la recherche d'un monde disparu tout en démystifiant nombre de stéréotypes. À travers des portraits vivants et nuancés, elle vous invite à remonter le temps pour entrer dans l'intimité des duchesses, partager les moments marquants de leur existence, mieux connaître leur religiosité, leur culture, ainsi que leurs émotions.

    Dans ce livre richement illustré, laissez-vous emporter dans un voyage fascinant à travers le Moyen Âge. L'univers étonnant de ces femmes de pouvoir vous donnera l'occasion de découvrir autrement l'histoire de la Bretagne.

  • Ce livre vise à guider le lecteur sur des chemins de traverse de l'art du XVe siècle européen. Il est le résultat de plusieurs années d'enseignement aux étudiants des cursus d'histoire de l'art des universités et, à ce titre, il est d'abord conçu pour proposer des perspectives nouvelles et synthétiques sur ce moment clé de l'histoire artistique du continent. Car l'art du XVe siècle européen est bien le produit d'un basculement, tel que l'Occident en connut finalement assez peu et par bien des aspects admirable, entre l'héritage millénaire du Moyen Âge et l'avènement des Temps Modernes.

    C'est ce récit historique que le présent ouvrage prétend remettre sur l'établi en portant un regard renouvelé sur toute la diversité de ses territoires comme les oeuvres, les hommes, les formes ou les savoir-faire qui les parcourent. C'est en se rapprochant au plus près du travail réel des acteurs, en replaçant celui-ci au sein des géographies vécues ainsi qu'en prenant en considération les contraintes matérielles ou les enjeux dévotionnels pesant sur lui, que l'on pourra proposer un panorama plus complet - car plus incarné - de l'art du dernier siècle du Moyen Âge qui est aussi le premier siècle de la Modernité.

    Pour accompagner le lecteur dans ces chemins de traverse, une série de commentaires d'oeuvres diverses et variées succèdent au texte et contribuent à fournir les clés nécessaires à la compréhension de l'une des périodes les plus fascinantes de notre histoire artistique.

  • La topologie est une branche des mathématiques née au XIXe siècle d'un questionnement partant de la problématique de l'infini. Celle-ci traverse les champs épistémologiques jusqu'à Freud, qui essaie d'en tirer les conséquences au niveau de l'appareil psychique et de ses multiples inscriptions. L'enjeu de la topologie au coeur de la clinique psychanalytique se précise avec Lacan dès les marges de son enseignement débutant jusqu'à se situer au centre même de la théorie dans les figures topologiques, puis avec les noeuds borroméens qui tissent la fin de son oeuvre. Les coordonnées logiques se trouveront modifiées, dévoilant l'erreur et le ratage comme boussole et précisant la fonction de nomination charriant un nouveau vocabulaire : du symptôme au sinthome, du sujet au parlêtre, de l'inconscient symbolique à l'inconscient réel. Le point crucial de cette traversée est de dévoiler l'impact que ce mouvement porte à la pratique qui suppose des corps pris entre signifiant et jouissance. Son articulation clinique se fera au travers d'un cas d'un sujet autiste, véritable topologue, mais aussi d'artistes : Lucio Fontana, Jean-Michel Basquiat, le Facteur Cheval, Henry Moore, Samuel Beckett et James Joyce.

  • Le studio de la Tôei Dôga, fondé en 1956, est dans le Japon d'après-guerre tout à la fois le creuset d'une certaine conception de l'animation, le lieu de la formation d'une grande partie des animateurs, mais aussi le lieu d'émergence et de (ré)invention de l'animation japonaise. Le directeur du studio Hiroshi Okawa cherche à le définir comme le "Disney de l'Orient" et l'oriente vers la production de longs métrages d'animation pour le cinéma.

  • Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours.

    Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies; ruine quelques évidences...

    La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf.

    Émergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen...

    Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien.

    Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h.

    Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.

  • Hitchcock est le cinéaste le plus étudié, pourtant tout un pan de son oeuvre reste largement ignoré : son oeuvre télévisuelle, entendue ici comme l'ensemble de sa production pour la télévision (principalement les séries Alfred Hitchcock Presents et The Alfred Hitchcock Hour), soit quelques 370 épisodes que, de 1955 à 1965, le cinéaste a produits, présentés et exceptionnellement réalisés. Deux hypothèses ont guidé cette approche : l'ensemble des épisodes des deux séries forment un tout ; dans chaque épisode, le film et les interventions du présentateur qui encadrent le film forment également un tout. L'ouvrage examine d'abord l'état des relations entre cinéma et télévision en 1955, au moment où s'opère le rapprochement longtemps différé des deux industries, et s'attache ensuite à décrire la figure complexe de Hitchcock présentateur. Puis, articulant analyse formelle et approche thématique, il montre comment, pendant une décennie, le cinéaste a poursuivi sur un autre registre et avec d'autres moyens son exploration critique de la culture américaine. Le titre indique la perspective adoptée. Il s'agit, d'une part, de cerner le regard que porte Hitchcock sur la télévision : sur la télévision américaine qui lui est contemporaine, mais aussi sur le média lui-même considéré à la fois comme institution et comme dispositif ; et, d'autre part, de comprendre comment, à travers cette production intensive, Hitchcock a fait oeuvre de télévision : une oeuvre inventive et sans équivalent, traversée par la conscience aigüe des potentialités du média, de ses ressources esthétiques comme de sa capacité à réfléchir la réalité de l'époque.

  • Ethno-géopolitique des empires : de l'Antiquité au monde contemporain Nouv.

    Si l'histoire des États nationaux a de longue date suscité de très nombreuses publications, afin d'en analyser les évolutions contemporaines, les recherches historiques invitent aujourd'hui à mieux prendre en considération les spécificités des constructions impériales qui se sont succédées de l'Antiquité à nos jours, et ce dans le cadre d'approches « globales » permettant un décentrement des regards. Les textes rassemblés dans ce volume ont l'originalité d'aborder ces constructions impériales en prenant pour point de départ de leurs réflexions la diversité des populations qui les ont constituées ou auxquelles, dans leur prétention à une domination universelle, elles se sont confrontées. De l'Empire perse des VIe-IVe s. avant notre ère, rassemblant sous son autorité les populations vivant de la Thrace et de la Libye jusqu'en Afghanistan et au Pakistan actuels, aux Empires coloniaux contemporains, continentaux et maritimes, l'étude de l' « ethno-géopolitique » des Empires que propose cet ouvrage collectif s'appuie ainsi sur des sources aussi diversifiées que peuvent l'être des documents officiels, des descriptions ethnographiques, des récits de voyages, des écrits de libellistes... afin d'en déterminer plus particulièrement les dimensions savantes et politiques et d'interroger à nouveaux frais les modes de construction des identités et des appartenances dans un cadre multiculturel.

  • Les luttes sociales et culturelles n'occupent pas toujours la place qu'elles méritent. Ainsi, il ne faudrait pas que Nuit Debout, née en mars 2016, disparaisse de l'imaginaire collectif et de l'histoire pour passer aux oubliettes, parce que rattrapée par d'autres mouvements ou événements ultra-médiatisés, dont les Gilets jaunes, puis le Coronavirus.

    Comme d'autres luttes du début de ce siècle, Nuit Debout a donné à voir, de façon particulièrement spectaculaire, une ferme volonté populaire d'occuper l'espace public pour crier haut et fort de multiples formes de mécontentement, et exprimer une volonté partagée de changement politique, économique et social.

    Pour la première fois, un ouvrage de référence passe au crible le "phénomène" Nuit Debout, et l'observe sous toutes ses coutures, pour mieux comprendre ce qui a "mis le feu aux poudres", mais aussi ce qui a poussé des milliers de Français à s'assembler, plusieurs mois durant, sur nos places publiques. Conciliant enquêtes sociologiques de terrain et analyses théoriques de la démocratie, ce livre donne à voir la singularité de ce mouvement, tout en permettant de mieux appréhender son inscription dans le contexte social très particulier des "mouvements des places".

    Nuit Debout, phénomène spectaculaire, unique, certes, expression particulièrement alarmante d'une époque ne pouvant laisser nos politiques indifférents. Nuit Debout, affirmation de citoyens en quête d'une réinvention démocratique.

  • Aux États-Unis, la notion de "race" est utilisée de manière routinière par les médecins en tant que variable biologique, culturelle ou sociale, selon les situations de soins. Croisant les notions de citoyenneté, de responsabilité et de droits civiques, ainsi que les questionnements autour de la politisation de la science, cet ouvrage retrace l'histoire de la médicalisation du corps noir par la profession psychiatrique aux États-Unis, du XXe siècle jusqu'à l'époque contemporaine.

    Conjuguant l'histoire et la sociologie, il est ainsi question de retracer les différents régimes par lesquels la notion de race a été jugée pertinente par les psychiatres pour naturaliser les différences corporelles des années 1920 jusqu'à l'époque contemporaine.

    En s'appuyant sur un corpus d'archives personnelles de médecins, d'institutions de soins et de centres de recherche en psychiatrie, ainsi que sur une enquête qualitative réalisée auprès de psychiatres en Californie, ce livre démontre que la catégorie de "race" irrigue encore et toujours les pratiques et les discours institutionnels, aussi bien dans les représentations que les médecins véhiculent des corps soignés, que dans les stratégies de naturalisation du social employées pour prendre en charge leurs patients.

  • Ce livre se présente comme le journal de bord d'une odyssée au sein de l'univers du rire. Lors de ce voyage utopique et atopique, le lecteur-rironaute visite le Pays joyeux de Cocagne et les Enfers sardoniques, dialogue avec l'ironique Socrate et les braves dandys qui rendent la mort même dérisoire. Il entendra également le tonnerre homérique du rire des dieux antiques et verra le sourire d'un ange qui passe, apprendra pourquoi le Christ est étranger aux rigolades, goûtera l'amertume qui se niche au sein de la gaieté la plus franche et participera à bien d'autres aventures...

    Dans ce périple, on navigue grâce à la boussole théorique à trois pôles (l'imaginaire, le Symbolique et le Réel) léguée par Jacques Lacan. Celle-ci permet de conjuguer le rire avec la subjectivité et de dessiner une cartographie clinique du rire.

  • Le regard que Machiavel porte sur la réalité lui permet de voir des choses que ses contemporains ne voient pas, comme la nature des comportements collectifs, le caractère mental des liens politiques et religieux ou l'importance de l'opinion dans le gouvernement des États. Le fil conducteur de cette "biographie cognitive" est l'enquête de Machiavel : sa manière d'identifier et de construire dans le temps des objets de recherche. Il ne s'agit plus de questionner Machiavel sur son identité politique ou religieuse mais de comprendre comment, en interprétant la réalité, il contribue à l'émergence d'une connaissance spécifiquement consacrée à l'homme en société.

    Avec le soutien de l'EA 4574 - Sciences, Philosophie, Humanités de l'Université Bordeaux-Montaigne.

    Apprendre à voir ;
    "Il vous enveloppa de ses paroles" ;
    "Homme public" ;
    Connaître et gouverner les peuples ;
    D'autres États et d'autres peuples ;
    "Car ils mangent de la chair humaine" ;
    Conjecturer la fin ;
    "Éloigné de tout visage humain" ;
    "Durant quatre heures" ;
    L'enquête ;
    "Apprendre à lire aux enfants" ;
    "Chacun doit se garder d'écrire comme d'un écueil" ;
    "Historien, auteur comique et tragique" ;
    L'intelligence du peuple ;
    "Dans l'esprit des hommes". L'expérience religieuse du peuple ;
    La voix du peuple. Anthropologie de la vie urbaine ;

  • Partout, le constat des inégalités de fait entre les femmes et les hommes demeure récurrent, malgré les progrès de l'égalité de droit, y compris dans les pays européens comme la France qui ont mis l'égalité réelle à l'agenda. Cet ouvrage propose donc à la fois d'analyser quelques-uns des processus qui entravent l'égalité femmes-hommes et de mettre en évidence les conditions nécessaires à leur dépassement.

    Résolument pluridisciplinaire, il regroupe des contributions de chercheur-e-s en sciences politiques, sociologie, anthropologie, informatique, sciences économiques et sciences de gestion, qui ont croisé les observations minutieuses effectuées au cours de leurs travaux de terrain afin d'une part, de fournir des éléments d'analyse précis des processus largement invisibles participant à la reproduction du système de genre, et d'autre part, d'interroger les conditions d'efficacité des politiques publiques à déployer pour passer de l'égalité de droit à l'égalité de fait.

  • Faire et défaire la virilité : les stérilisations masculines volontaires en Europe (1919-1939) Nouv.

    Bien que la stérilisation masculine soit encore une méthode contraceptive marginale en France, son histoire est longue de plus d'un siècle. Dans l'entre-deux-guerres, la vasectomie est employée dans un cadre thérapeutique pour rajeunir et fortifier. En parallèle, l'eugénisme promeut sa simplicité et son efficacité pour encourager la sélection des naissances. Au même moment, des opérations s'organisent clandestinement pour permettre aux hommes de limiter le nombre de leurs enfants. Selon les intentions et les statuts des opérateurs et des opérés, la stérilisation masculine volontaire est diversement connotée et on lui attribue tour à tour le pouvoir de faire et de défaire la virilité.

    À partir d'archives concernant neuf pays d'Europe, Faire et défaire la virilité offre un récit inédit d'un épisode méconnu de l'histoire des masculinités. Au croisement de l'histoire de la médecine, de l'eugénisme et de l'anarchisme, il interroge la matérialité de la virilité et montre de quelle manière le corps masculin est au coeur d'enjeux politiques et sociaux qui continuent de résonner.

  • La crise sanitaire mondiale qui bouleverse en profondeur les mondes du travail nous incite à considérer avec d'autant plus d'intérêt la nouvelle question posée aux concours (CAPES et agrégation), qui interroge les mutations économiques, sociales, politiques, culturelles et environnementales entraînées par l'industrialisation de l'Europe occidentale des années 1830 aux années 1930. La désindustrialisation qui s'accélère depuis les années 1970 ne se réduit pas à un recul de la production industrielle. Elle signifie aussi l'effritement d'une civilisation industrielle ainsi que la disparition de la centralité du travail qui érigeait la question ouvrière en enjeu politique et social majeur. Ce dossier réunit des spécialistes qui présentent et commentent des sources de natures variées - correspondances, photographies, textes législatifs, pétitions, caricatures, etc. - produites tant en France qu'en Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Italie et Espagne. Il permet d'éclairer les mutations de l'organisation du travail, leurs impacts sur les conditions de vie et de travail des mains-d'oeuvre artisanales et industrielles, et la place de la question sociale dans la constitution du mouvement ouvrier et des États sociaux.

  • Comparée à d'autres groupes sociaux, la noblesse d'Ancien Régime a davantage de moyens et de raisons d'émigrer. Certaines familles, parmi les plus puissantes, disposent d'une envergure européenne et cosmopolite qui leur permet de faire carrière dans différents pays. D'autres encore prennent la route de l'exil pour fuir les persécutions qu'elles subissent dans leur pays natal.

    La France est particulièrement touchée par cette mobilité internationale : elle connaît une forte émigration, provoquée notamment par les conflits religieux des XVIe-XVIIe siècles et la répression de la communauté protestante ; mais elle bénéficie également d'une abondante immigration nobiliaire, portée par l'attractivité des carrières qui s'offrent dans l'administration et l'armée royales.

    Les flux sont intenses avec l'Empire et l'Europe centrale. Cet ouvrage les étudie donc de manière privilégiée, sur une longue durée de quatre siècles. Il permet de comprendre les espoirs des migrants, les conditions concrètes de leurs voyages et leurs capacités d'intégration dans les pays d'accueil.

  • Récit de la traite et de l'esclavage colonial au XVIIIe et au XIXe siècle, cet ouvrage richement illustré en offre une approche globale tout en s'ancrant dans l'histoire nantaise et son passé esclavagiste. Les trajectoires individuelles et collectives témoignent d'une mémoire sensible à laquelle il s'agit de faire face pour mieux comprendre les enjeux de ce terrifiant commerce d'êtres humains.

  • En confrontant les archives (municipales, départementales, nationales, diocésaines et militaires des différents pays belligérants) avec toute une littérature d'interprétations (poèmes, romans, récits, correspondances, témoignages), Chantal Dhennin-Lalart élabore le récit d'une histoire sociale, économique et culturelle du sud des Weppes (Nord de la France) pendant la Grande Guerre. Cette démarche est complétée par l'étude de l'inscription de la Grande Guerre durant tout le XXe siècle jusqu'à aujourd'hui : qu'en reste-t-il, 20 ans après, 60 ans après, 100 ans après ? La Grande Guerre est visible dans les paysages et l'environnement géographique autant que dans les souvenirs familiaux réactivés.

  • Le renseignement n'est pas que l'affaire des États et de leurs services de renseignement. En situation coloniale, c'est avant tout une question sociale. Car toutes les sociétés humaines colonisées sont observées et analysées par des systèmes de renseignement qui portent en eux les biais constitutifs de la domination coloniale. De manière transversale, dans le quotidien de femmes et d'hommes qui participent à toute la chaîne de fabrication, du recueil au traitement, jusqu'à l'exploitation du renseignement, cet ouvrage invite à renverser le regard consigné dans les archives par la bureaucratie coloniale. En replaçant le renseignement dans sa dimension sociale, ordinaire et quotidienne, il ne s'agit plus d'observer les sociétés dans l'oeil d'un pouvoir "secret". Il s'agit bien plutôt de suivre, au jour le jour, le travail et les métiers de renseignement, dans les rues des cités sahéliennes et des villes côtières subsahariennes ou indochinoises, ou dans les sables de la Transjordanie, tout comme dans les bureaux des sûretés coloniales portugaises, belges, françaises ou britanniques. Ce livre propose enfin une plongée inédite dans les dispositifs de contre-surveillance, voire de contre-espionnage, mis en place par les pouvoirs concurrents des administrations coloniales.

  • Les psychologues cliniciens qui exercent en institution voient leurs pratiques et leurs références théoriques mises en question par les exigences de l'époque soit la gestion, l'évaluation et la marchandisation des prestations, qu'elles soient sociales, sanitaires, éducatives, thérapeutiques ou psychologiques. Cette confrontation n'est pas sans effets sur le quotidien d'une pratique clinique, particulièrement lorsqu'elle s'oriente à partir de la psychanalyse. Celle-ci, depuis Freud, nous invite, non sans raisons probantes, à renoncer à vouloir soigner à tout prix et à tracer la voie d'une éthique nouvelle qui permet d'envisager le symptôme non plus comme un trouble à éradiquer mais comme une source d'enseignements salutaires voire salvateurs pour le sujet souffrant, quel que soit son âge.

    Aussi cette confrontation au discours contemporain vient-elle interroger, sur le plan déontologique, l'aptitude du clinicien à ne pas s'y soumettre totalement; sur le plan éthique, elle renvoie à une certaine conception du Sujet, de ses rapports à l'autre et à l'objet, des conditions de possibilité de sa formation et, si nécessaire, de sa restauration ; et d'un point de vue épistémologique cette confrontation questionne la place et la validité de la psychanalyse en tant que théorie de référence dans les pratiques cliniques actuelles des psychologues en institution et dans leur formation.

  • Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre :
    Des explications en français facilitant l'auto-apprentissage ;
    Un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ;
    Un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ;
    Des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ;
    Des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel.
    Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.

  • Lorsqu'il meurt le 22 mars 1950, Emmanuel Mounier n'a que 45 ans. C'est un coup de tonnerre bien traduit par Jean Daniel, futur patron du Nouvel Obs : « Je n'ai jamais eu l'occasion de dire ce que pouvait représenter Mounier pour moi et pour tout un groupe d'Alger. Je suis désarmé par l'accablante nouvelle de sa mort subite ». Même écho, chez tant d'autres comme René Cassin, le cardinal Gerlier, Louis Althusser, Bazaine, Chagall... Il laisse une oeuvre déjà considérable et la forte empreinte de son personnalisme communautaire sur la pensée et l'action de son époque. En des temps de flottement intellectuel et spirituel, ce « personnalisme » demeure aujourd'hui encore une ressource de première grandeur à la fois pour alimenter les existences individuelle et collective, et pour fonder philosophiquement une alternative à notre crise de civilisation sans doute plus radicale encore que celle des années 1930. Après avoir retracé à grands pas le parcours du fondateur de la revue Esprit de la fin des années 1920 à 1950, ce livre d'entretiens s'attache à mettre en valeur l'étonnante actualité pensée de l'évènement. Que ce soit sur le versant économique ou sociétal, culturel, politique ou éthique, sa réflexion livre un puissant socle d'intuitions, de convictions et de valeurs pour une alternative d'ampleur civilisationnelle.

  • Mouvements de géographie rend compte des déplacements récents du discours de la géographie en France et, secondairement, dans le monde francophone. De visée épistémologique, l'ouvrage essaie de prendre la mesure de la performativité des turns transdisciplinaires sur la "culture disciplinaire" propre à un univers cognitif dans lequel la géographie se pense, se construit et se recompose en français. Sont ainsi explorés dans une perspective réflexive et critique les effets de son acclimatation aux modes de dire et de faire mondialisés de la pensée anglophone aujourd'hui dominante. Mouvements de géographie orchestre un assemblage de voix singulières conviées à mettre en mots les positions de la discipline dans leur domaine de recherche.

    L'ouvrage est destiné en priorité aux étudiants de master et aux jeunes chercheurs qui y trouveront vingt contributions dédiées à l'analyse réflexive, mais aussi programmatique, de mouvements épistémologiques et/ou théoriques, thématiques ou encore méthodologiques. Il associe des contributions qui revisitent des domaines traditionnels de la discipline pour en marquer les repositionnements et d'autres qui prennent en charge l'avènement de domaines récents pour en exposer la généalogie et les enjeux.

    Cet ouvrage fait valoir les multiples dimensions d'une "géopolitique du savoir géographique". Il met en évidence la part d'épistémologie politique du savoir et plaide pour l'urgence d'installer ce champ de recherche en géographie dans le contexte d'un monde globalisé, postmoderne et néolibéral.

  • Ce Manuel d'entraînement à la traduction de textes espagnols vers le français est le fruit d'une expérience de près de trente ans dans la pratique et l'enseignement de la traduction à l'université Rennes 2 et dans les concours de recrutement des professeurs de l'enseignement secondaire. Il propose une méthode de traduction en s'appuyant sur seize textes publiés entre le XIXe et le XXIe siècle, et sélectionnés pour leur intérêt linguistique, culturel et esthétique. Basé sur l'examen attentif de plusieurs centaines de copies d'étudiants de la Licence, du Capes et de l'Agrégation d'espagnol, ce Manuel se veut en prise directe avec les difficultés effectivement rencontrées par les étudiants au moment de traduire et explique comment il est possible de les résoudre. Afin d'éviter tout dogmatisme, les traductions fournies sont souvent accompagnées de variantes qui permettent de comprendre que parfois plusieurs traductions sont possibles, dans le respect de la règle, de l'usage et de l'intention de l'auteur. En fin de volume, un glossaire des "faits de langue" permet de circuler dans le manuel en suivant une question grammaticale particulière et de comprendre pourquoi sa traduction peut varier en fonction de son emploi.

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