• Burns on the wire

    H-Burns, The Stranger Quartet

    • PLAY TWO
    • 10 Septembre 2021

    Cinq ans après la disparition du poète canadien, le Français H-Burns rend un hommage à la fois personnel et collectif à Leonard Cohen, accompagné par les cordes et les voix du Stranger Quartet et des invités dont les noms sonnent comme des évidences : Pomme, Lou Doillon, Kevin Morby et le vieux complice Bertrand Belin. Une histoire de tradition orale et de transmission, au coeur de l'idée même du folk.

    Il s'appelle Renaud Brustlein alias H-Burns. Ce chanteur et musicien français né dans la Drôme mais amoureux depuis toujours de rock, de folk et d'Amérique est arrivé à un moment de sa carrière où se recentrer sur un artiste qui a marqué sa vie lui parait essentiel et cet artiste s'appelle Leonard Cohen. Il revisite les dix premières années de l'oeuvre de Cohen, des Songs du premier album à New Skin for the Old Ceremony. Il s'agit d'un véritable voyage initiatique, sur les pas du poète, H-Burns nous emmenant sur les lieux où il a vécu, où il a écrit, où il a connu ses premières nuits blanches, du Chelsea Hotel qu'il a immortalisé en chanson aux collines d'Hollywood au coeur desquelles il a connu la fin de son existence, jusqu'à son temple bouddhiste. Pour cette traversée mémorielle, H-Burns a enregistré sur bandes, dans les conditions des années soixante, un album de reprises, afin de garder l'âme et de prolonger l'esprit de Leonard Cohen, 'Burns on the wire' à paraitre en septembre 2021.
    Ça fait longtemps que les chansons de Leonard Cohen accompagnent le rocker français H-BURNS et constituent pour lui un patrimoine à chérir, à transmettre. Il y a d'abord eu ces moments, durant l'enfance, où son père jouait Suzanne au coin du feu lors de soirées entre amis. Bercé par les albums folk du Canadien, HBURNS a lui-même grandi en tant qu'artiste en apprenant ses classiques. Lors de sa première tournée, en 2005-2006, il lui arrivait ainsi souvent d'interpréter sur scène Chelsea Hotel. Dix ans plus tard, en vacances pendant plusieurs semaines dans un Montréal enneigé, c'est naturellement qu'il s'est livré à un pèlerinage quotidien. Oui, chaque jour, il s'est rendu dans le Plateau Mont-Royal, le quartier général du chanteur canadien, s'est baladé devant la maison de celui-ci, visitant aussi le parc du Portugal là où, il y a près d'un demi-siècle, un guitariste flamenco a appris à Cohen ses premiers accords. " Je passais devant sa maison qui avait toujours les volets fermés. Et puis, le dernier jour de mon séjour, les volets se sont ouverts et la maison était allumée. Comme un symbole ". Quelques mois plus tard, Leonard Cohen s'est éteint, laissant orphelins toutes celles et tous ceux qui ont vu la lumière dans ses chansons et un mode d'emploi poétique afin de mieux appréhender le quotidien, la vie, l'amour. Pour H-BURNS, perdre un membre éminent de son panthéon personnel - où figurent également Bob Dylan et Bruce Springsteen - a été un choc. C'est peut-être à ce moment qu'a germé l'idée de lui rendre, un jour, un hommage appuyé. " Après avoir écrit huit albums, je me disais aussi que ça me ferait du bien de me plonger dans l'oeuvre de quelqu'un d'autre pour casser mes mécanismes d'écriture ". H-Burns est donc reparti à la source, se tournant vers les premiers albums de Cohen (Songs of Leonard Cohen, 1967, Songs From A Room, 1969, Songs of Love and Hate, 1971, New Skin for a Old Ceremony, 1974) sans oublier le live de 1973 où Cohen interprète le standard Passing Through. " Pour garder le feu intact dans mon périple initiatique, j'avais besoin que les chansons me parlent. Et puis je ne me voyais pas reprendre I'm Your Man ou Hallelujah - à partir des années 80, Cohen a pris une voix tellement d'outre-tombe... ". Pour mener à bien sa mission, H-BURNS a monté une distribution cinq étoiles. Forcément le fidèle Antoine Pinet, multi-instrumentiste, arrangeur et compagnon de voyage depuis 15 ans, est de la partie. Pour les choeurs et les cordes, H-BURNS s'est entouré de musiciennes qui sont aussi des chanteuses et des compositrices, quatre artistes qui ont une formation classique et ont rejoint cette belle aventure : Pauline Denize, Mélie Fraisse, Lonny et Ysé Sauvage. Avec cette troupe pour l'accompagner, baptisée the Stranger Quartet, H-Burns a payé avec ferveur son tribut. En ouverture de Burns on a Wire, il entonne ainsi la chanson fétiche Chelsea Hotel. Suivent Who By Fire ou Famous Blue Raincoat à qui les choeurs et les cordes confèrent encore plus de grâce.
    Chaque reprise possède sa propre vitalité, résultat d'un mois passé en studio où toutes les relectures ont été captées live, à l'ancienne. Animé par la volonté d'être respectueux tout en ajoutant sa patte, H-BURNS a choisi le studio parisien CBE qui a accueilli aussi bien Françoise Hardy que Nino Ferrer. " Tu pousses la porte et tu entres vraiment dans une cabine temporelle. On a pu se mettre dans les conditions d'époque ". L'ordinateur a ainsi été relégué à une fonction subalterne, les synthés, eux, ont été carrément proscrits au profit de l'orgue Wurlitzer. Un enregistreur à bandes a été mis à profit. Cette approche old school confère à Burns on the Wire une patine qui le rend à la fois contemporain et sans âge. H-BURNS a aussi eu l'envie d'inviter d'autres voix à chanter Cohen avec lui, habité par l'idée que ce répertoire intemporel permet de fédérer et d'unir les forces. " Cohen parle à plusieurs génération, Cohen est un peu à tout le monde ". Le premier qu'il a enrôlé, BERTRAND BELIN, H-BURNS le connait bien puisqu'ils ont déjà travaillé et joué ensemble. Sur Avalanche, arrangé par Belin dans une veine crépusculaire, leurs deux voix se marient à merveille sur un élégant tapis de piano et de guitares légèrement dissonantes. " Bertrand Belin m'a dit que, dans mon approche, j'avais traité Cohen comme de la musique classique. Sur le disque, on a parfois mis de la batterie ou des cordes là où il n'y en avait pas, on s'est permis quelques fantaisies qui ne dénaturent pas l'oeuvre ". Concernant les autres duos, H-BURNS a envoyé, " au feeling ", des bouteilles à la mer. Et, à chaque fois, il ne s'est pas trompé. " Je sentais dans la voix de Pomme et la gravité de ses chansons qu'elle avait pu écouter Cohen ". Leur interprétation commune et déchirante de Suzanne montre combien il avait vu juste : Pomme, une des artistes majeures de la nouvelle scène française, est aussi une enfant de Cohen. Quant à la collaboration avec LOU DOILLON, elle a débouché sur un de ces heureux accidents que seule la spontanéité et le plaisir d'être en studio peuvent provoquer. Après avoir mis en boite une version à deux voix, magnifique et habitée, de So Long, Marianne, H-Burns lui a proposé du tac-au-tac d'enchainer sur Hey, that's no way to say goodbye mais en langue française, en reprenant l'adaptation du chanteur George Chelon. Sauf que, au lieu d'amener le titre vers le folk comme le fit leur aîné dans les années 70, H-Burns et son groupe ont transformé le morceau en une chanson pop entrainante " à la Melody Nelson ", selon H-BURNS. On pourrait aussi évoquer les fameux duos entre Nancy Sinatra et Lee Hazlewood... celui-ci est d'ailleurs venu enregistrer au studio CBE, la boucle est bouclée. Paradoxe : il aura fallu en passer par Leonard Cohen pour que H-BURNS chante pour la première fois en français. En plus du pétillant Goodbye, il utilise aussi sa langue natale sur la reprise de The Partisan, chant de lutte que Cohen avait popularisé en langue anglaise en 1969 sur Songs From A Room. Pour souligner la dimension internationale de cet appel à la résistance, H-Burns a choisi d'en livrer une version bilingue en invitant l'Américain KEVIN MORBY qui marche dans les pas de Cohen de manière très crédible.
    Avec le Stranger Quartet à ses côtés, H-BURNS part défendre sur scène cet hommage très personnel pour des concerts conçus comme des célébrations enjouées et transgénérationnelles. Même les puristes qui vont renâcler par principe finiront par être sous le charme. --- Vincent Brunner ---.

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  • Midlife

    H-Burns

  • Kid we own the summer

    H-Burns

    • BECAUSE
    • 3 Février 2017

    2ème album - salué par la critique - , H-Burns revient avec un nouveau disque , "Kid we own the Summer », qui trace son chemin entre la Californie de David Lynch, le Springsteen intime de "Darkness the Edge of Town", et la mélancolie toujours élégante de The National. H-Burns est un habitué des grands producteurs américains. En 2013, il enregistre "Off the Map" avec le légendaire Steve Albini. Pour "Night Moves" en 2015, c'est avec Rob Schnapf et Greg Calbi qu'il collabore. Les 10 titres de "Kid We Own The Summer "sont cette fois-ci mis en lumière par les cordes de Bertrand Belin et les claviers vaporeux de Denis Clavaizolle (Bashung, Murat, Daniel Darc), avant d'être mixés et masterisés par Rob Schnapf et Greg Calbi à nouveau.

  • Night moves

    H-Burns

    • BECAUSE
    • 26 Janvier 2015

    On l'avait connu singer-songwriter « à l'ancienne » puis leader d'un groupe rugueux parti enregistrer "Off the Map" aux côtés de Steve Albini.
    De retour avec un nouvel album, H-Burns démontre une fois de plus qu'on peut changer sans cesse, sans jamais se renier. Plus calme, plus pop, plus léché, plus californien, Night Moves a été produit par le trop rare Rob Schnapf (producteur des grands disques de Beck, Elliott Smith et Guided by voices) avec la complicité de musiciens aussi prestigieux que A.A Bondy ou Troy Von Balthazar. A l'arrivée : onze chansons comme autant de déclinaisons autour d'une même thématique, la nuit de Los Angeles, où l'on croise, entre autres, les fantômes d'Elliott Smith, Brian Wilson, Neil Young, Roy Orbison ou Bruce Springsteen.

  • We go way back

    H-Burns

    • PBOX
    • 16 Novembre 2009
  • Kid we own the summer

    H-Burns

    2ème album - salué par la critique - , H-Burns revient avec un nouveau disque , "Kid we own the Summer », qui trace son chemin entre la Californie de David Lynch, le Springsteen intime de "Darkness the Edge of Town", et la mélancolie toujours élégante de The National. H-Burns est un habitué des grands producteurs américains. En 2013, il enregistre "Off the Map" avec le légendaire Steve Albini. Pour "Night Moves" en 2015, c'est avec Rob Schnapf et Greg Calbi qu'il collabore. Les 10 titres de "Kid We Own The Summer "sont cette fois-ci mis en lumière par les cordes de Bertrand Belin et les claviers vaporeux de Denis Clavaizolle (Bashung, Murat, Daniel Darc), avant d'être mixés et masterisés par Rob Schnapf et Greg Calbi à nouveau.

  • Six years

    H-Burns

    Premier extrait d'Off the Map, quatrième album d'H-Burns, l'ep Six Years contient 4 titres labellisés engineered, mixed and mastered by Steve Albini. Et cela s'entend : ces 4 extraits laissent présager un opus tendu, jusqu'au boutiste (fidèle au slogan martelé par Albini: «feature it, or fuck it»), gravé en huit jours, à cinq (batterie, guitares, claviers, basse), sans jamais sortir du studio. Mais cela ne dit pas tout des qualités du disque. Après le succès critique de We go way back et sa récente collaboration avec Chris Bailey du mythique groupe australien The Saints (l'album Bailey/Burns), H-Burns continue en effet sur Off the Map d'évoluer vers une musique de moins en moins rêche, de plus en plus ample.
    H-Burns a tombé les chemises à carreaux ; voilà désormais un grand groupe de rock classieux, un groupe qui ne connaît pas les frontières. Off the Map sera un disque-monde où les concepts de cartes et de territoires sont le ciment de paroles en symbiose totale avec le son : des cuivres assurés par les musiciens présents sur les derniers disques de Wilco, un batteur qui tape sur une caisse claire datant des années 30, des parties de claviers jouées sur des instruments vintage qui sonnent comme s'ils n'avaient pas été pratiqués depuis des années. Parfois, des orages de guitare électrique façon Crazy Horse viennent doucher les chansons. Et au milieu coule une voix un peu blessée, un peu lucide. C'est une voix voisine de celle de Jason Molina, de Will Oldham ou de Hamilton Leithauser, des Walkmen. Une voix qui chante comme si elle cherchait quelque chose qu'elle aurait perdu en route. Une voix qui sait qu'il n'en faut jamais beaucoup pour se retrouver off the map.
    Le nouveau disque de H-Burns constitue par ailleurs la première sortie du label Vietnam, créé sur-mesure par ses amis de So Foot, le mensuel que le magazine Vox Pop a un jour décrit comme un «journal de foot en mode punk qui parle de foot parce qu'il s'agit de la vraie pop du monde contemporain». Monter un label pour quoi faire?
    «Parce que ce qui compte, c'est le voyage». Avec ou sans carte.

  • Stranger

    Chris Bailey, H. Burns

  • Off the map

    H-Burns

    • BECAUSE
    • 18 Février 2013

    Le nouvel album d'H-Burns, est donc un disque labellisé engineered, mixed and mastered by Steve Albini. Et cela s'entend : quatorze chansons tendues, jusqu'au boutistes (fidèles au slogan martelé par Albini : "feature it, or fuck it"). Gravées en huit jours, à cinq, sans jamais sortir du studio. Mais cela ne dit pas tout des qualités du disque. Après sa récente collaboration avec Chris Bailey de The Saints (l'album Bailey/Burns), H-Burns continue en effet sur Off the map d'évoluer vers une musique de moins en moins rêche, de plus en plus ample.

    H-Burns a tombé les chemises à carreaux; voilà désormais un grand groupe de rock classieux, qui ne connaît pas les frontières. Off the map est un disque-monde où les concepts de cartes et de territoires sont le ciment de paroles en symbiose totale avec le son : des cuivres assurés par les musiciens présents sur les denriers Wilco, un batteur qui tape sur une caisse claire datant des années 30, des orages de guitare électrique façon Crazy Horse viennent doucher les chansons. Et au milieu coule une voix un peu blessée, un peu lucide. C'est une voix voisine de celle de Jason Molina, de Will Oldham où de Hamilton Leithauser (des Walkmen). Une voix qui sait qu'il n'en faut jamais beaucoup pour se retrouver Off the map.
    Le nouveau disque de H-Burns constitue par ailleurs la première sortie du label Vietnam, créé sur-mesure par ses amis de So Foot, le mensuel que le magazine Vox Pop a un jour décrit comme "un journal de foot en mode punk qui parle de foot parce qu'il s'agit de la vraie pop du monde contemporain."

  • Off the map

    H-Burns

    Le nouvel album d'H-Burns, est donc un disque labellisé engineered, mixed and mastered by Steve Albini. Et cela s'entend : quatorze chansons tendues, jusqu'au boutistes (fidèles au slogan martelé par Albini : "feature it, or fuck it"). Gravées en huit jours, à cinq, sans jamais sortir du studio. Mais cela ne dit pas tout des qualités du disque. Après sa récente collaboration avec Chris Bailey de The Saints (l'album Bailey/Burns), H-Burns continue en effet sur Off the map d'évoluer vers une musique de moins en moins rêche, de plus en plus ample.

    H-Burns a tombé les chemises à carreaux; voilà désormais un grand groupe de rock classieux, qui ne connaît pas les frontières. Off the map est un disque-monde où les concepts de cartes et de territoires sont le ciment de paroles en symbiose totale avec le son : des cuivres assurés par les musiciens présents sur les denriers Wilco, un batteur qui tape sur une caisse claire datant des années 30, des orages de guitare électrique façon Crazy Horse viennent doucher les chansons. Et au milieu coule une voix un peu blessée, un peu lucide. C'est une voix voisine de celle de Jason Molina, de Will Oldham où de Hamilton Leithauser (des Walkmen). Une voix qui sait qu'il n'en faut jamais beaucoup pour se retrouver Off the map.
    Le nouveau disque de H-Burns constitue par ailleurs la première sortie du label Vietnam, créé sur-mesure par ses amis de So Foot, le mensuel que le magazine Vox Pop a un jour décrit comme "un journal de foot en mode punk qui parle de foot parce qu'il s'agit de la vraie pop du monde contemporain."

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