L'harmattan

  • Gentilhomme quercinois de haute naissance, François de Saint-Sozy monte à Versailles pour connaître le rituel des Honneurs de la Cour et se présenter à Louis XV. Il est pris en charge par son oncle Emmanuel de Noailles qui l'introduit dans les salons parisiens. Mais à l'atmosphère frelatée de la cour, il préfère son Quercy natal où il retourne s'installer et fonde une famille. Bâtisseur et mécène, idéaliste et philanthrope, il s'efforce de créer un îlot de prospérité économique et de raffinement. - Lorsque survient la Révolution, il tente avec plusieurs membres de sa famille de lutter contre le vent de l'Histoire. Que parviendra-t-il à sauver de ce qui fut l'oeuvre de sa vie ? L'histoire de cet honnête homme, au sein d'un monde en profonde mutation et qui remet en cause son système de valeurs, n'est pas sans écho dans notre monde contemporain.

  • Mieux connu aux États-Unis qu'en France, le capitaine Stedman est passé à la postérité par la dénonciation des atrocités qu'il a de ses yeux vues, à la poursuite des esclaves marrons. Le journal de ses quelques années passées au Surinam, vers 1773, a nourri un récit qui, en Angleterre, a servi la cause du mouvement abolitionniste. Ce roman, que l'auteur a construit en suivant fidèlement les écrits du capitaine Stedman, apporte un éclairage nouveau sur l'esclavage à une époque où l'Amérique s'appelait encore les Indes occidentales.

  • "Belleville Mamie Blues retrace l'histoire de la grand-mère de l auteur, de sa naissance dans un shtetl des environs de Tarnów en 1911, au Belleville de Willy Ronis, qui l'accueillit à l'aube de ses dix-huit ans. Ce furent les années folles, un bonheur entraperçu, puis vinrent la guerre, l'exil, la peur, avant la libération et une vie à reconstruire. Remontant le temps à la recherche de ses racines, l auteur s interroge sur l héritage laissé par cette grand-mère. - "

  • Il s'agit en grande partie d'une ode à la campagne des années 60, ainsi que d'un hommage immensément respectueux aux agriculteurs de l'époque. Il se nommaient eux-mêmes "Paysans", voire "laboureurs" et il ne s'agit un rien d'une faute typographique si c'est deux vocables sont pouvus d'une majuscule. Le respect du métier, la passion, l'excellence dans le travail de la terre jusqu'au soin des animaux les justifient en tous points

  • "L auteur a participé comme officier à la guerre d Algérie, à la tête d une section de combat du 7e régiment de tirailleurs composé essentiellement de combattants musulmans. Avant de rejoindre son régiment, l'auteur épouse le 16 août 1960 sa femme Claude. Ils vont être séparés par la guerre pendant dix-huit mois. Cet ouvrage singulier, comme composé à quatre mains, est une chronique littéraire de ce que l'auteur a vécu sur le terrain avec ses combats et ses réflexions, irriguée par de nombreux extraits des lettres d'amour de sa femme. - - - "

  • "On ne change pas sa nature. Le séjour d'un tronc d'arbre dans l'eau ne le transforme pas en crocodile. Des années se sont écoulées. Atoumani sait qu'il ne peut pas changer le cours inexorable du destin. À quoi s'attend-il après tant d'années d'absence ? A-t-il oublié ce que Gnokossenako, son grand-père, lui avait appris ? « Avance, avance et avance mon Oiseau car le jour où tu arrêteras d'avancer, tu regarderas derrière toi. Alors, tu renonceras à poursuivre ton chemin ». Quelle influence ses propos ont-ils exercée sur Atoumani contraint de s'éloigner de ses racines ancestrales ? Devant ces pensées enchevêtrées le malmenant, le petit Atoumani devenu grand fait appel à vingt-huit ans de bonne mémoire : il va tenter de voir s'il a été fidèle à la voie tracée par le grand-père."

  • "Nicolas Boulte (1944-1975) fut un militant révolutionnaire des années 1960-1970. À partir de ses lettres, Acacia Condès fait revivre cette grande figure. Intellectuel engagé, il a embrassé les grands combats sociaux et les luttes de libération nationale de ces années-là. Ses lettres sont un témoignage brut, incandescent, des aspirations, tourments et désillusions d'un homme sincère qui n'acceptait pas que soient dévoyés les idéaux de Mai 68. L'auteure, destinataire de ces lettres, femme engagée elle aussi - elle fut l'une des pionnières du MLF - brosse en contrepoint une toile de fond historique et personnelle, où l'intime cohabite avec le politique. - - - - "

  • "Par un beau dimanche ensoleillé, la di la vie de Karim change de fond en comble lorsqu une jeune fille frappe à la porte de la maison des Thiandoum. Qui aurait cru que cette rencontre si anodine en apparence, marquerait au fer rouge l esprit de nos personnages principaux ? Allyn, une femme-enfant à la soif de vivre débordante qui a prématurément passé l âge des illusions dangereuses ; Karim, cet Apollon à l âme tourmentée et au coeur insensible verra ses certitudes bouleversées par cette apparente ingénuité et cette rare beauté qui dissimulent un esprit manipulateur et un passé lourd et pensant."

  • "Ce livre est un élan de tendresse envers une petite cité ouvrière, celle de Chedde, au pied du Mont-Blanc, où toute une vie sociale s'est peu à peu éteinte sous les coups impitoyables de la désindustrialisation et de la nanciarisation de l'économie. Ce récit impressionniste qui repose sur les souvenirs d'enfance de l'auteur, nous livre des bribes de cette mémoire sociale. C'est aussi un cri d'indignation et de colère. La petite cité, toujours considérée comme une verrue au pays de l'or blanc, est en effet aujourd'hui sacrifiée servilement pour répondre aux basses besognes de l'économie touristique du Pays du Mont-Blanc."

  • Au Maroc, le chef de la DGST est sur le départ. Son remplaçant potentiel inquiète les alliés. La CIA et le Mossad lui reprochent son nationalisme et son indépendance. Ils décident de s'en débarasser, en le discréditant. Sur fond d'actualité brûlante -islamisation rampante, trafics, attentats- le Mossad aura recours au Bnaï Brit (Maçonnerie juive internationale) de Paris pour infiltrer ses agents spéciaux à Casablanca.

  • 1785... Au fond de son Périgord natal, Jean-Baptiste est heureux, insouciant. Mais un drame brutal le propulse hors de son univers familier. Les bas-fonds du port de Bordeaux, la traversée vers Saint-Domingue, la découverte de l'horreur indicible... Comment s'adapte-t-il, quand la révolte gronde chez les nègres, au fond de chaque morne ? Et comment ses enfants, puis sa petite-fille, pourront-ils s'adapter pour survivre, en sautant d'île en île pendant les longs désordres de la Révolution et de l'Empire ?

  • Printemps 1944, R. D., jeune ouvrier normand déjà engagé dans quelques actions d'information et de renseignement, rejoint les rangs de la Résistance et participe à la constitution et à la vie d'un maquis dans le nord de la Mayenne. Ses carnets imaginaires, appuyés sur des évènements réels et précisément rapportés, ont permis de retracer son parcours, ses espoirs et ses réflexions sur ces quelques mois de Résistance.

  • "Juin 1788, la ville de Grenoble bruisse de rumeurs : le roi veut exiler le Parlement et imposer de nouveaux impôts. Une émeute couve ... C est le prélude à la Révolution française qui éclatera un an plus tard à Paris. Apprenti imprimeur, Martin vit les événements de près, ainsi que son ami Gabriel, avocat au Parlement et Manon servante au château. La bande de jeunes amis va être emportée dans le tourbillon des débuts de la Révolution, qui les mènera à Lyon puis à Paris, où les événements s accélèrent ..."

  • "« Dans chaque rencontre, il y a toujours une raison, une expérience, une leçon qu'il faut savoir cueillir. Que celle-ci soit heureuse ou non, elle nous permet toujours d'avancer. » - Plongés dans l'univers de l'opéra, nous suivons Estelle, jeune stagiaire-assistante propulsée aux côtés d'un prestigieux metteur en scène allemand, Karl Hoffmann. - L'héroïne relate avec beaucoup d'humour les chroniques de ses déboires, professionnels, amicaux et sentimentaux. - "

  • "Un attentat à Dakar alors que ce livre comment à peine à s écrire ? Et peu d heures avant, sur la mer, au-delà de Gorée un déploiement de forces de la flotte américaine ? Vous et moi nous en serions aperçus, la presse s en serait emparée, et dès lors qu il n en fut rien, nous voilà dans l actualité fiction. En ce jour qui n a pas été, Dakar s éveille sous le chaos d une violence inédite, les faits et gestes des uns, les espoirs, les rêves et les ambitions des autres, se trouvent brutalement interrompus. Une fiction allégorique, tragique et ludique à la fois."

  • "Et si un tableau, le chef-d'oeuvre de Max Pechstein, pouvait être le conducteur de l'odyssée inimaginable de trois jeunes Allemands qui se rencontrent aux Beaux-Arts de Berlin, et traversent un quart de siècle de conflits meurtriers ? - La Baigneuse du Wannsee raconte l'histoire d'une amitié indestructible, d'amours impossibles, de passions dévorantes et de destins tragiques, intimement liés à cette peinture. Du Berlin des années trente, en pleine effervescence culturelle et artistique mais déjà menacée par la montée du nazisme, au Paris de l'avant-guerre à l'Occupation, en passant de l'enfer de Stalingrad aux rizières du Viêt Nam jusqu'à l'apparente douceur provençale, se déroulent ici les pages sombres et lumineuses de vies en prise avec l'Histoire. - C'est aussi une réflexion poignante sur la destinée, l'identité et les horreurs de l'Histoire d'un vingtième siècle qui n'en finit pas de jeter sur notre présent les ombres d'une folie toujours prête à ressurgir."

  • "Un matin de décembre 1914, un homme apprend la nouvelle qu'il redoutait le plus : la mobilisation générale pour lesdites vieilles colonies françaises. Cet homme, très impliqué dans la vie de sa petite commune posée face à la mer des Caraïbes, décide alors de prendre à contrepied l'opinion en faveur de cette mobilisation qu'il a en aversion et d inciter son entourage à la désobéissance. C'est par le biais de ces actions, contre ce qu'il appele « les camouflages de fallacieux », que l'auteur a choisi d'évoquer la période de la Grande Guerre aux Antilles françaises."

  • "Le XXe siècle a été marqué, enthousiasmé et traumatisé par l'idée communiste et son dévoiement tragique. L'auteure fait plonger son lecteur dans le quotidien d'une famille de militants et de dirigeants communistes dévoués et passionnés. Dans ce récit, leur fille, la narratrice se souvient et interroge ses souvenirs en même temps que l'Histoire. Quelles traces peut bien laisser une éducation si particulière, à la fois généreuse et rigide ? Quelle tapisserie broder avec les fils de cette histoire familiale, faite d'idéaux, de combats parfois justes et souvent têtus, de mantras idéologiques tenaces ? - L'intime et le politique se nourrissent l'un de l'autre et viennent tresser un récit original qui transporte le lecteur de manifestations pacifistes en collages d'affiches nocturnes, de camps de Pionniers sur les bords de la mer Noire jusqu'en Mongolie extérieure... C'est aussi l'avenir de l'idée communiste qu'interroge l'auteure en ce début de XXIe siècle où l'utopie fait sourire et vient pourtant frapper, vieille dame opiniâtre, à la porte de l'imaginaire collectif."

  • "D'Oran 1920 à Asheville 1993, Will nous raconte les lourds secrets qui entourent ses origines et le destin tragique de ses ancêtres. À travers leurs souvenirs ou leurs confessions écrites, il restitue la vie quotidienne de deux communautés, l'une juive, l'autre noire, dans la première moitié du vingtième siècle. Engagé dans une véritable enquête passionnée, tant historique que géographique, pour découvrir la vérité sur ses racines, Will jette des passerelles entre les époques et les continents. Son chemin le mènera à des faits dissimulés, depuis toujours, par l'armée américaine et à un cimetière oublié, à moins de deux heures de Paris."

  • "Le gouvernement ne pourra gagner sa liberté et son honneur que lorsque l'Empire turc aura été nettoyé des Arméniens et des Libanais. Nous avons détruit les premiers par le glaive, nous détruirons les seconds par la faim." a déclaré publiquement Enver Pacha en 1916. Dans ce roman, l'auteur relate les événements qui ont déterminé l'avenir du pays et valu au Liban l'extermination de la moitié de sa population ravagée par la famine.

  • "Ce roman est inspiré du drame du Rana Plaza, survenu en avril 2013 au Bangladesh, et des histoires de personnes que l'auteure a pu rencontrer. C'est ainsi qu'elle a imaginé le parcours d'Aymen, un petit garçon marqué par la disparition brutale de sa mère qui a péri sous les décombres de l'atelier de couture où elle travaillait. Désemparé, il retrouvera espoir grâce à la main tendue d'un photographe français dépêché sur place. Son objectif sera alors de rejoindre la France à la recherche d'un secret de famille. Mais le chemin est long et Aymen sera confronté à des rencontres qui bouleverseront le cours de sa vie. Dans ce roman qui interroge notre monde et pointe du doigt certains effets des chaînes de production sur les hommes à l'autre bout de la planète, il est aussi question du rapport à la filiation et du rapport à l'autre. Parce qu'au bout du compte, d'où que l'on vienne et qui que l'on soit, nous sommes tous éprouvés de la même façon par la mort, l'amour, la maladie, la pauvreté, et même l'argent.Parce que notre première identité, c'est notre humanité."

  • "Lorsqu'il écrit Histoire d'un crime, Victor Hugo rend hommage à Juliette Drouet en ces termes : « L'ordre de me fusiller si j'étais pris avait été donné dans les journées de décembre 1851. Si je n'ai pas été pris et, par conséquent, fusillé, si je suis vivant à cette heure, je le dois à Mme Juliette Drouet qui, au péril de sa propre liberté et de sa propre vie, m'a préservé de tous les pièges (...) » En retraçant le contexte historique et affectif de cette période exceptionnelle où Victor Hugo, l'un des pires opposants à Napoléon III, se bat sur les barricades, l'auteur révèle une facette de cet homme, peu connue du public, protégé par une femme. C'est aussi un hommage particulier à Juliette Drouet, à la femme, à l'actrice, à la mère, à l'amante, à la force de son amour devenu légendaire, à son talent d'écriture, à ses émotions et à son intelligence. Autant de raisons qui cristallisent ces dix jours de fuite incessante dans un contexte social de crise et de révolution."

  • Fin décembre 1942, une petite fille s'échappe du ghetto de Varsovie. Elle est accueillie par quatre femmes dont Helena, 15 ans, qui lui fait partager sa vie. Dans la chaleur de ce foyer, elle retrouve un peu de bonheur mais bientôt elle doit de nouveau fuir. Dans le chaos de l'après-guerre, elle tente de retrouver cette famille, en vain. Soixante ans après, un message venu de Pologne permet de chaleureuses retrouvailles... Trois autres récits évoquent la vie clandestine de jeunes traqués.

  • Madame d'Artagnan

    Fred Jouhaud

    Anne-Charlotte de Chanlecy fut l'épouse légitime de Charles de Batz de Castelmore, comte d'Artagnan, capitaine lieutenant des mousquetaires du roi Louis XIV. Dans ce roman, l'auteur entreprend de "désincarcérer" de son oubliette cette baronne bourguignonne qui éprouvera un véritable coup de foudre pour le fringant mousquetaire aperçu dans un salon parisien, et surtout rencontré dans le sillage du jeune Louis XIV au hasard d'une étape à Chalon-sur-Saône.

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