Le Cercle

  • Teleny

    Oscar Wilde

    L'aristocrate Camille des Grieux rencontre René Teleny, pianiste de talent, lors d'un concert mondain.
    Le coup de foudre est immédiat, et la vie des deux hommes s'en trouve bouleversée. Car une liaison homosexuelle n'a pas lieu d'être dans l'Angleterre victorienne...

  • Boni

    Serge Bilé

    Boni est un chef rebelle qui a marqué l'histoire du Surinam et de la Guyane au XVIIIe siècle. Avec ses hommes, déportés de différentes contrées africaines, il mène la révolte contre l'esclavage, infligeant de lourdes pertes aux colons européens. Ce livre raconte son parcours et celui de son peuple, auquel il a donné son nom. Il s'agit d'une fresque romancée, qui va de l'Afrique à l'Amérique du Sud, dont le fil conducteur est une femme que la mémoire des hommes a oubliée : la mère de Boni. À partir des archives et d'éléments d'anthropologie, Serge Bilé imagine la vie de cette femme. Avec elle, on plonge au coeur du système négrier, avec la déportation en particulier des Agni et Baoulé de la Côte d'Ivoire. Avec elle, on assiste à la naissance de son fils à qui elle transmet, jour après jour, le flambeau de la résistance. Aujourd'hui, les descendants de Boni, ce héros de la liberté, perpétuent, loin de leurs terres d'origine, des traditions ivoiriennes et africaines.

  • Accusé à tort d'un double meurtre qui coûta la vie à ses deux amants, eric Wangermée connaît la douleur de l'absence et la honte de la prison durant 18 mois de réclusion.
    Puis vient le temps de vivre, de revivre. Changer de ville, changer de pays. Parcourir les ruelles romaines et pouvoir à nouveau laisser un sourire s'accrocher à son visage. Et puis l'impétuosité de s'adonner à la fusion des corps et souffrir, encore, mais fuir à temps, cette fois-ci. Albert Russo, nous livre sans doute son texte le plus poignant, mettant en scène un destin impitoyable, l'amer constat de la fatalité.
    Le roman nous insuffle aussi un sentiment de légèreté propre à la promenade, lorsque l'on déambule en compagnie d'Eric, lequel trouvera dans ses errances silencieuses la sagesse de ne plus courir à sa propre perte. Le tout est servi par un style efficace et flamboyant: on pense à Oscar Wilde.

  • on sait que parmi les découvertes innombrables des antiquités d'herculanum, les manuscrits ont épuisé la patience et la sagacité des artistes et des savants.
    la difficulté consiste à dérouler des volumes à demi consumés depuis deux mille ans par la lave du vésuve. tout tombe en poussière à mesure qu'on y touche. cependant des minéralogistes hongrois, plus patients que les italiens, plus exercés à tirer parti des productions qu'offrent les entrailles de la terre, se sont offerts à la reine de naples. cette princesse, amie de tous les arts, et savante dans celui d'exciter l'émulation, a favorablement accueilli ces artistes : ils ont entrepris cet immense travail.

  • Que le pope soit une des cibles privilégiées de ces Contes, n'est peut-être pas gratuit.
    Alexandre Herzen se devait de constater : " Les moujiks méprisent les popes, qui ne sont pour eux qu'êtres fainéants et gens cupides, qui s'emploient à vivre à leurs dépends. Le héros de toutes les obscénités populaires et chansons de rue, l'objet de toutes les moqueries et de tous les sarcasmes, c'est toujours le pope. " Afanassiev, en livrant ce matériau brut, entendait réfuter à l'avance les arguments des détracteurs possibles de ces Contes : " Les littératures des autres peuples offrent beaucoup de contes érotiques du même genre, et depuis bien longtemps déjà nous ont précédés dans cette voie (...) Donc, l'accusation de cynisme grossier adressée au peuple russe équivaudrait à la même accusation adressée à tous les peuples, c'est-à-dire se réduirait à zéro ".
    Et d'inviter de vrais chercheurs à aller au fond des choses : " Curieux sous bien des rapports, nos Contes secrets russes sont également remarquables pour une autre raison : au savant fondamental, à l'investigateur en profondeur de l'esprit populaire russe, ils fournissent un vaste champ de comparaison, relativement au contenu, avec les contes du même genre des écrivains étrangers, avec les contes des autres peuples.
    Il y a eu une édition en langue française de ces contes, due à la curiosité de Guillaume Apollinaire, mais ces Contes secrets russes furent livré au public français en 1912 et le furent dans un curieux costume.

  • "Le Mors aux dents", c'est trente jours de la vie d'une femme - trente jours mystérieux où ses trois passions se mêlent : les hommes, la mer, les chevaux! Un soir, l'amour lui est arraché. Comment, par qui, pourquoi ? Le bruit des vagues, le hennissement des étalons, les soupirs et les plaintes des enlacements vous emporteront à bride abattue par-dessus les obstacles, dans une poursuite passionnée de l'amour physique jusqu'au-delà des barrières dressées entre la vie et la mort. Chatte et cavale, elle rue et botte qui cherche à la dominer - prend le mors aux dents, piquant droit à son but : l'Amour total sans lois ni frontières.

  • Le livre scandalise, mais surtout il fait peur : très vite on sent que la subversion l'emporte sur l'obscénité. C'est pourquoi les contemporains lui refusent ce minimum de tolérance dont bénéficient ordinairement les écrits licencieux. Justine, on la rejette en bloc, sans appel, on voudrait la voir anéantie. L'oeuvre marque la naissance de la mythologie sadienne. En mars 1791, une lettre de Sade à Reinaud, son avocat à Aix, annonce en ces termes la sortie prochaine de Justine : " On imprime actuellement un roman de moi, mais trop immoral pour être envoyé à un homme aussi pieux, aussi décent que vous. J'avais besoin d'argent, mon éditeur me le demandait bien poivré, et je lui ai fait capable d'empester le diable. On l'appelle Justine ou les Malheurs de la vertu. Brûlez- le et ne le lisez point s'il tombe entre vos mains : je le renie. " Une première version est rédigée à la Bastille en 1787.

  • Marguerite Duplessis ; le combat pour la liberté d'une déportée amérindienne Nouv.

    Marguerite Duplessis est le symbole d'un drame oublié : l'esclavage des Amérindiens au Canada français. Hommes, femmes, enfants étaient corvéables à merci. Les rebelles étaient expédiés dans les autres colonies aux Antilles.

    Capturée à l'âge de 6 ou 7 ans, Marguerite finit également par se révolter. Emprisonnée, elle saisit la justice. Elle réclame sa liberté. C'est une première. Déboutée, elle est déportée à la Martinique en 1740.

    Ce livre rend hommage à une héroïne méconnue qui a marqué l'histoire de France et du Québec. Sa résistance fait écho au combat aujourd'hui des femmes autochtones.

  • Rumeurs assassines

    Homan Kouadio

    Elles courent, elles courent, les rumeurs... de bouche en bouche, de maquis en maquis, d'oreilles en oreilles, et, dans ce recueil, de Nouvelle en Nouvelle ! Elles sont passées par ici. elles repasseront par là Avec humour et réalisme, sans oublier une pointe d'ironie. Homan Kouadio nous promène au Royaume de celles qui gangrènent notre société : les tumeurs. Mais, qui assassinent-elles au juste ? Vous le saurez en lisant ces truculentes nouvelles rédigées de main de maître par cet écrivain talentueux

  • " Tout s'est passé très vite, tu sais.
    Le temps d'une fulgurance. Ce qu'on appelle vertige dans la langue révélée. Je me suis créé une royauté, rien que pour toi. Et je t'y ai posée, tremblante, timide, lumineuse, investie de pouvoirs qui défiaient ma raison, et ma maturité. Et c'est là que tu sièges, en ce palais, sous cette couronne, parmi ce que j'arrache de fastes à mes mondes écroulés. " Extase pour une infante roumaine est tout entier dans le ravissement premier, inaugural, d'un homme pour une jeune fille.
    Un hymne à la beauté, au foudroiement, à l'adoration.


  • " on pourrait se méprendre sur l'importance
    réelle de ce livre, et croire que c'est encore une
    confession érotique de femme, s'ajoutant à celles
    qui se succèdent depuis quelques temps.
    or il
    dépasse tellement, par son style et son contenu, les aveux d'une narratrice faisant le déballage de sa vie sexuelle, que je n'ai pu m'empêcher de songer en le lisant à antonin artaud quand, rescapé de l'asile de rodez, il proclamait : "je suis un insurgé du corps" et se promettait : "je reconstruirai l'homme que je suis. " nathalie gassel est une héroïne du "théâtre de
    la cruauté". cette suite de fragments autobiographiques est un traité du pouvoir sexuel.
    et si j'écrivais à présent mon histoire de la littérature érotique, j'y mettrais nathalie gassel à la même hauteur que henry miller dans crucifixion en rose et que le surréaliste charles duits, qui voulut fonder une "eroscience" en deux romans violemment pornographiques. " sarane alexandrian.

  • Découvrez La double vie de Caroline, le livre de Dominique Vanier

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