Epure

  • Le caviar français Nouv.

    Depuis 2008 et l'interdiction à la vente du caviar d'esturgeon sauvage, la France, pionnière dans l'élevage de ce poisson préhistorique (pas loin de 200 millions d'années quand même) a réussi à s'imposer comme un acteur majeur sur le marché mondial. Berceau du caviar français, l'Aquitaine a vu ses 4 producteurs majeurs se regrouper sous la marque collective Caviar d'Aquitaine en vue de l'obtention d'une IGP.
    Grâce à son savoir-faire d'éleveur, producteur, sélectionneur-affineur, Sturia offre une large gamme de caviars. Car il n'y a pas un, mais des caviars et la richesse des saveurs est très large. De l'espèce à l'affinage - du caviar Primeur (A.Baerii), tout jeune caviar comme son nom l'indique, au caviar Origin (A.Baerii), affiné plus de 8 mois dans sa 'barrique', comme le vin, en passant par le caviar Osciètre (A.Gueldenstaedii), espèce phare -, chacun trouvera celui qui lui correspond et dans cet ouvrage, dix façons de l'accommoder avec des mets simples pour se faire plaisir. Des simples coquillettes à l'oignon de Roscoff confit, le caviar ou plutôt les caviars ne sont pas les partenaires exclusifs de produits d'exception et peuvent aussi transformer une simple pomme de terre en merveille gustative.

  • « Connais-tu le pays où fleurit l'oranger ? » chante la jeune Mignon dans le charmant opéra-comique en évoquant l'Italie où le bigaradier fut rapporté à l'époque des croisades, précédemment transmis par les Perses aux Arabes. Véritable invitation au voyage, le parfum délicat de la fleur d'oranger nous transporte immédiatement vers les effluves de la cuisine méditerranéenne et ses saveurs ensoleillées. Fleurs, feuilles, branches et fruits procurent chacun à leur manière de multiples fragrances et nuances comme autant de couleurs sur leur arbre. Les fleurs, très odorantes, sont d'un blanc pur. Le fruit, la bigarade, appelé communément orange amère, a une écorce épaisse et rugueuse et la pulpe, au goût puissant et acide, est impropre, fraîche, à la consommation mais excellente en confiture...

  • « Issu de la même famille que certains choux sauvages, le brocoli découvert et adopté par d'insatiables épicuriens au temps de l'Empire Romain était très usité dans la cuisine de cette époque. Mais ce n'est qu'au XVIe siècle que Catherine de Médicis, l'a réintroduit sur les tables nobles et bourgeoises. Il était alors appelé à tort « asperge italienne ». Avec le manque d'intérêt de la population, le brocoli tomba peu à peu aux oubliettes.
    Depuis une vingtaine d'années, dans la lignée de la mode des « légumes oubliés », le brocoli est apprécié tant pour son aspect végétal, floral et son goût particulier que pour ses vertus et propriétés médicinales. Comme quoi, malgré sa présence assez discrète sur les étals, il est un puits de santé à ne pas négliger et à accommoder à toutes les sauces pour booster sa saveur ! »

  • Vendre du bio sur le marché de Malakoff, c'est avoir les mains dans la terre qui recouvre les légumes cultivés par les petits producteurs régionaux au gré des saisons. Manger ces produits, c'est pouvoir mettre un visage sur celui qui nous nourrit, dans une ville de plus en plus anonyme et aseptisée. Le marché permet aux gens de se retrouver et de reconstituer une microsociété hétéroclite. Authentique lieu de rencontres, on y croise le bobo, le vieux, le riche, le pauvre, la mère de famille, le moins de cinq ans, le plus de 85, le poète, l'esthète, l'anarchiste, Mohamed et Marie-Christine...
    Qu'ils se parlent ou s'exaspèrent, le marché les rassemble et les répare. Le marché est ce lieu des possibles.
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  • « Tout le mérite d'une bonne friture provient de la surprise... C'est ainsi qu'on appelle l'invasion du liquide bouillant, qui carbonise ou roussit à l'instant même de l'immersion, la surface extérieure du corps qui lui est soumis. Au moyen de la surprise, il se forme une espèce de voûte qui contient l'objet, empêche la graisse de le pénétrer, et concentre les sucs, qui subissent ainsi une coction intérieure qui donne à l'aliment tout le goût dont il est susceptible. » Déjà Brillat-Savarin nous délivrait un éloge à la friture presque comme une aventure amoureuse, un coup de foudre, un choc thermique, qui saisit l'aliment à l'improviste, l'oblige à se dénuder et à lui arracher sa saveur secrète ; l'enrobe d'une texture croustillante, croquante, explosive ;
    Le colore d'un jaune doré aux reflets caramel qui attire inexorablement nos papilles. Crépitante, fumante, parfumée et savoureuse : c'est la friture parfaite, gourmande, transgressive et irrésistible.

  • « J'écris comme je respire, mais je parle en apnée. À l'occasion de la sortie d'un précédent ouvrage, j'ai battu des records d'absurdité sur les ondes d'une radio locale quand le présentateur m'a demandé de raconter, au pied levé, une anecdote insolite me concernant. Après avoir envisagé de m'immoler devant l'antenne régionale de Radio France, j'ai prétendu en direct que le père de mes enfants m'avait offert, pour la naissance de notre fille, un poussoir à saucisse. Mon éditrice, hilare et peu encline à compatir à la honte qui a mordu mon semblant de dignité, m'a dit : « ta prestation vaut bien un livre sur les saucisses maison, à condition que tu y racontes ton histoire de poussoir. » Ainsi vont les livres de recettes, qui naissent d'une obsession, d'un souvenir, d'un jeu, d'une rencontre, d'un voyage, d'une musique, ou parfois d'un mot, poussoir. »

  • Certains considèrent la pastille Vichy comme un peu désuète. Répondons avec Aragon que « ne s'éteint que ce qui brilla ». D'autres, et ce sont les pires, font un raccourci malheureux avec une période noire de l'histoire de France. Franchement... À presque 200 ans, notre confiserie chérie se rit des soubresauts de l'Histoire comme des modes. Il y a quelque chose dans Vichy qui évoque la résistance. Comme une contestation de la modernité-à-tout-prix et la volonté de protéger un bonbon de terroir. Les merveilleux chefs locaux ne s'y sont pas trompés : Jacques Decoret utilise la pastille Vichy dans un parfait glacé, Marlène Chaussemy l'associe à un duo carottes-gambas. De notre côté, misons sur des choses très simples, pour mieux se réapproprier cette confiserie, pour en faire un ingrédient du quotidien... afin de révolutionner la prise de la pastille !

  • « La vraie recette » du magazine en ligne Slate.fr. Faut-il mettre de la moutarde dans la mayonnaise ?
    Qui a inventé le tout premier coulant au chocolat ? Peut-on parsemer un gratin dauphinois de fromage râpé ? Quelle est la préparation originelle des soeurs Tatin ? Pourquoi ne pas mettre des petits pois dans le guacamole, puisque c'est très bon ? Cette série d'articles décortique des recettes classiques : origines, usages, techniques, secrets de professionnels et débats enflammés... Évidemment, en cherchant la « vraie recette », on se rend compte que celle-ci est souvent très controversée... ou n'existe tout simplement pas ! Et c'est tant mieux. Mais cette quête gourmande permet de s'interroger sur de grands enjeux de la cuisine, comme la transmission, l'identité culturelle ou l'évolution des recettes. Cet ouvrage regroupe une vingtaine de « vraies recettes » dont certaines déjà publiées sur Slate.fr mais majoritairement des textes « inédits ».

  • Bordeaux cuisine

    Martin/Hivernat

    • Epure
    • 6 Mars 2020

    Une ville a-t-elle un goût et est-il possible de la cuisiner ? Comment émergent spécialités et recettes emblématiques d'un territoire ? Quels sont les paysages qui se déploient autour et que l'on déguste ? Le temps d'une saison culturelle, chefs cuisiniers, artisans, artiste et jardiniers se sont retrouvés pour cuisiner Bordeaux et ses paysages afin de dresser un inventaire engagé, sensible, poétique, et par nature culinaire, de la biodiversité du territoire Aquitain. Intégrant l'imaginaire du fleuve mais aussi de ses jardins et de sa campagne et de ses bords d'océan, « Bordeaux cuisiné » regroupe une vingtaine de recettes emblématiques ou imaginaires de ce territoire. Une vingtaine de recettes.

  • Ce livre est une forme de témoignage, profession de foi d'un humaniste qui aime et goûte le monde dans toutes ses diversités et qui nous invite à en partager le sel et le feu... avec gourmandise.
    Raymond Buren nous livre, son regarde sur l'usage du feu, des origines à nos jours, et singulièrement son interpré-tation des différents modes de cuisson par le feu. Observateur curieux, il conte l'histoire des braises, mêlant références bibliques, mythologiques, historiques, gérographiques et culinaires. De l'Éthiopie aux Steppes, de l'Asie centrale, du Texas aux Îles sous le vent, du Beaujolais aux Ardennes, il entretient un feu nourri de recettes inattendues et nous décrit des mises à feu truculentes. Tout est cuit (ours, agneau, perche, saumon, boeuf, banane, etc.), braisé à point et narré sous toutes les latitudes avec toujours une pointe d'humour qui lui permet toutes les audaces.
    Plus de 200 recettes...

  • Paysages naturels, monuments historiques, espaces culturels, sites industriels, domaines agricoles ou viticoles : pendant tout le mois de juillet 2019, sur l'ensemble du territoire provençal, le cuisinier nomade Emmanuel Perrodin a orchestré seize banquets dans presque autant de lieux détournés de leur vocation originelle.
    L'objectif de ces dîners insolites, conçus comme une performance artistique mise en oeuvre avec la complicité des Grandes Tables de la Friche et de Marie-Josée Ordener : ébaucher en mets et en mots un récit contemporain de la cuisine provençale.
    De la digue du large à Marseille aux restanques du Cap Rousset sur la Côte Bleue, en passant par le domaine du Paternel à Cassis, le château de Tarascon, les Carrières de Lumière des Baux-de-Provence, le Musée de la Mine de Gréasque, l'ascenseur à bateau de La Ciotat ou le parc ornithologique de Pont-de-Gau, plusieurs chefs (Dimitri Droisneau, Nadia Sammut, Lionel Levy, David Mijoba, Kohei Ohata, Mathias Dandine...) ont été invités à coécrire, soir après soir et sous le regard de la photographe Caroline Dutrey, les chapitres de cette narration amarrée à la table méditerranéenne en tant que patrimoine vivant.

  • Roses

    Auger Dani

    • Epure
    • 10 Avril 2019

    The rose inspiration of countless troubadours, painters, sculptors, poets, and musicians is also that of my daughter-in-law and herself an outstanding chef, Sonia Ezgulian, whom I admire and who composed for me an ode to the rose in ten sonnets filled with colors and flavors.
    Their names sound of children's tales : Snow Fairy, Thigh of an Emotional Nymph, Rendez-Vous, Divine Angel, Garland of Love, or Beautiful Isis. They pay homage to beautiful women or celebrities who succumbed to these women's graces... They posses unctuous fragrances, soft and intense colors, a languishing flesh, elegance, a secret. All are ephemeral, yet all are eternal. Since the dawn of time the fossils of églantines or sweet briars - the ancestor of our modern rose bushes - found in Colorado attest to this fact. The rose has been admired by humankind and stamped its seal on the experienced by our species. So many examples ! An armful of roses decorating Tutankhamun's sarcophagus, Cleopatra reclining on a bed of rose petals, slaves in the Roman Empire covering themselves in roses to proclaim their freedom, an angel offering a bouquet of roses to St. Dorothy - the patron saint of florists - to ease her martyrdom, the Duke of Orleans founding the Order of the Rose to defend the chivalrous honor of gentlewomen.

  • Tout en kmion

    Martine Camillieri

    • Epure
    • 21 Août 2018

    Après « Jamais sans mon kmion » Au cours de nos derniers voyages, nous avons rencontré des gens qui vivaient encore plus en osmose avec la nature, partis tous les week-ends même les plus nordiques, ou engagés pour de longs voyages à travers le monde des saisons. Pour ces vanlifers de la slowlife, l'aménagement toujours homemade évoluait vers plus de confort, s'approchant de de chalets à roulettes ou de lofts en bois, tous équipés d'une presque vraie cuisine. C'est sous cet angle que j'ai abordé ce deuxième livre : comment construire sa kitchen on the road.
    Et encore plus Cuisine de Peu Côté cuisine, j'ai réduit le matériel à l'essentiel. Le Food book répertorie les aliments les plus rencontrés en voyage. La cuisine est au plus simple : un plat/une casserole ! Mais les recettes de légumes sont nombreuses et inventives : les falafels de folie ou le houmous delight au presse ail ! Et pour ce qui est de la viande et des fromages, on chapeaute nos plats à l'italienne d'une chiffonnade fine de jambon, ou de chips de parmigiano, capables d'embellir l'assiette la plus simple. Parce que la simplicité volontaire a effectivement parfois un petit goût d'extraordinaire...
    Plus de 100 recettes de petits frichtis !

  • If Mata Hari were a loaf of bread, it would be our rye-and-raisin loaf: a combination of sweet and sour flavors. A rye flour based bread, speckled with currents from Corinth, to be precise. We have nicknamed the loaves "pavés" - or bricks, because of their compact texture.
    My father used to butter two slices he would join together in a sandwich as a snack in my schoolbag. I definitely had an edge during recess. One common use for our rye and raisin bread is for the cheese platter. And the bread is especially good with blue cheeses. It is also a good base for a British bread and butter pudding since it has both the bread and the raisins. But that's not all... the richness of the flavors of the bread calls for versatile uses whether is it for seafood, poultry, or vegetables...

  • Poilane's pain de mie

    Poilane Apollonia

    • Epure
    • 10 Avril 2019

    It is almost impossible in present-day America to find the firm, close-grained, evenly rectangular, unsliced type of white bread that is essential for professional looking canapés, appetizers, and fancy sandwiches. In French this is «pain de mie», meaning that the mie, the crumb or inside, is more important than the crust; in fact, the crust exists merely as a thin and easily sliced covering.
    At Poilâne, we have a special 'pain de mie' recipe. It is unlike the loaves you find in other bakeries, and unlike those you find in the anglo-saxon world. My father, Lionel Poilâne invented our recipe. Our 'pain de mie' is thin crusted and has a firm crumb. It is a very fragrant bread I smell baking in our ovens every afternoon; that's how I know what time of the day it is. Mostly, I enjoy it toasted on one side with a spoonful of honey for breakfast, but there are many other uses for this bread. For instance, did you know that the 'Charlotte' is a cake that used bread instead of biscuits in its original version? If you reduce the crumb of the bread to a powder, you can easily use it to replace almond powder or semolina. I have adapted a few recipes in that spirit. I could not get myself to throw away the crusts of the rectangular shaped loaves I used in my test kitchen so I experimented with them too as tart crusts.

  • Our walnut bread is a small loaf, barely a pound heavy, filled with walnuts from the Périgord region in the South West of France. Traditionally, the French associate it with cheese. But there is more to the nut...The Anglo-Saxon world is rich with nutbased recipes. Those basics were my starting points for the 10 recipes included in this book: snack staples like granola, brunch favorites like Eggs Florentine, or recent fads like raw cooking... In fact, when I started experimenting with granola, replacing the oats and nuts by walnut bread oats, I liked it so much, we started selling it in our bakeries!
    But I had to include a few twists on French staples, like baked camembert cheese...

  • Le cul Nouv.

    Être obsédé par les fesses n'est pas défendu culinairement parlant. Ça s'est un peu perdu curieusement, chez certains chefs adeptes du culte de la cuisine des fleufleurs à la pinpince à épilée, mais néanmoins accrocs à des pratiques peu ragoûtantes envers la gente féminine. Et pourtant, le cuisinier dans le coup devrait savoir que le cul, plutôt que de l'imposer sous formes de blagues salaces, de mains baladeuses, voire pire, ferait mieux de le considérer avec le doigté du gastronome moderne. Car en cuisine, chacun trouvera fesse à son goût.

  • La poitrine Nouv.

    En boucherie, la poitrine est l'ensemble des morceaux appartenant à la cage thoracique d'un animal, plus ou moins rattachées au sternum. Concernant les attributs strictement femelles, cela va de mal en pis (forcément), puisque la tétine est reléguée chez les tripiers, au rang des abats au même titre que les rognons et les couilles. Un peu comme s'il fallait cacher ce sein, sans lequel pourtant il n'y aurait aucun mammifère sur terre, vous et moi compris. Je commence donc ces « dix façons de préparer » par un retour en grâce de cette paire éternelle. Ensuite, le choix est immense, tous les animaux ont une poitrine, y compris les oiseaux et les poissons qui certes, ne connaissent pas le château de mammaire, mais ils fournissent de fabuleux morceaux à apprêter. À coeur vaillant, rien d'incomestible.

  • La langue Nouv.

    Ah ça, on les convoque les souvenirs d'enfance quand on parle de cuisine. Et là, c'est certain la langue y occupe une place privilégiée. Mais pas au panthéon. La langue c'est souvent avant tout, des souvenirs de cantines, de ceux qui impriment pour longtemps une mémoire du dégout. Tiens, il y a presque quelques chose d'initiatique dans la réapropriation de cet organe, du palais de l'enfant à celui de l'adulte. Ce n'est rien, il est à la fois essentiel au goût et à la parole. Alors vous verrez, il fallait être au moins deux pour vous raconter cette histoire. On remontera au déluge et on filera de Lisieux à Hanoï, en passant par Kfar Masaryk. Un compagnonnage sensible.

  • Le foin, dix facons de le preparer - illustrations, noir et blanc Nouv.

  • Le chou de bruxelles, dix facons de le preparer - illustrations, noir et blanc Nouv.

  • Les feuilles de the, dix facons de les preparer - illustrations, noir et blanc Nouv.

  • Les oreilles, dix facons de les preparer - illustrations, noir et blanc Nouv.

  • Le reblochon, dix facons de le preparer - illustrations, noir et blanc Nouv.

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